Deux expositions pour deux univers différents. C’est ce que propose dès dimanche le Musée jurassien des Arts à Moutier. L’institution accueille l’artiste chinoise Mingjun Luo, entre vide et plein, ombre et lumière. Elle met également à l’honneur un jeune artiste de La Neuveville disparu tragiquement à l’âge de 22 ans au Canada. C’était en 1998. Les œuvres intenses et détonantes de Raphaël Imer dormaient jusqu’à aujourd’hui, elles ressortent au grand jour pour la première fois en Suisse, aussi sous la forme d’un livre soutenu par la Société jurassienne d’émulation. Un moment d’émotion pour sa maman Betty Imer, qui perçoit dans les créations de son fils des images prémonitoires :
Questionner l'identité
La lumineuse grande salle du musée mettra quant à elle en valeur le travail de Mingjun Luo. L’artiste chinoise se plaît à jouer avec l’ombre et la lumière, la présence et l’absence. Mingjun Luo s'est installée en Suisse en 1987. L'artiste questionne non seulement sa propre identité, mais celle de tout être humain. Elle avoue que le confinement en période de Covid-19 a été un moment particulier qui a influencé ses créations. La peintre se dit aussi admiratrice de Rembrandt, qu'elle a appris à connaître lors de ses études :
Les deux expositions sont à voir jusqu'au 8 novembre au Musée jurassien des Arts de Moutier. /oza










