« Amyna » pour « protection » en grec ancien et « 3 » pour le nombre de couches de papier qui constituent ses masques. Amyna3 est une usine sur un étage avec quatre machines alignées. A plein régime, elles peuvent produire chacune jusqu’à 120 masques par minute.
Le maire de Corgémont Etienne Klopfenstein était présent sur place jeudi pour le coupé du ruban. Il soutient pleinement cette initiative, qu’il estime bienvenue dans la région.
Un acteur supplémentaire sur le marché du masque chirurgical. Un marché qui a explosé depuis le début de la pandémie. Mais pas d’inquiétude pour Morena Pozner, la directrice du home les Bouleaux, à la tête d’Amyna3. Selon elle, ce projet « Swiss made » est plus que jamais nécessaire et tombe à point nommé :
« Nous devons clairement répondre à une demande »
Mais les masques inspirent un certain scepticisme. La RTS sortait le 13 octobre une enquête qui a dévoilé d’importants défauts dans ces moyens de protection. C’est une porte d’entrée pour Morena Pozner et sa nouvelle fabrique. Elle voit en ces résultats l’opportunité de se démarquer par une qualité aux normes du pays.
« Mettre quelque chose sur le marché que je prouve et vois de mes propres yeux »
Pour le conditionnement final des masques, Morena Pozner s’associe avec la société Prélude et la fondation La Pimpinière. Au total, seize personnes en situation de handicap seront sollicitées. /ddc










