Commentaire : Moutier et la justice ou le parti d’en rire…

La justice bernoise a acquitté mardi une prévenue accusée de fraude électorale dans l’affaire ...
Commentaire : Moutier et la justice ou le parti d’en rire…

La justice bernoise a acquitté mardi une prévenue accusée de fraude électorale dans l’affaire du vote de Moutier, François Comte s’est fendu d’un commentaire

Le Tribunal régional Jura bernois – Seeland a prononcé mardi la relaxe de la première prévenue qui comparaissait pour fraude électorale. (Photo : archives). Le Tribunal régional Jura bernois – Seeland a prononcé mardi la relaxe de la première prévenue qui comparaissait pour fraude électorale. (Photo : archives).

La votation du 18 juin 2017 sur l’appartenance cantonale de Moutier a livré un nouveau coup de théâtre. Le Tribunal régional Jura bernois – Seeland a prononcé mardi la relaxe de la première prévenue qui comparaissait pour fraude électorale. Le volet judiciaire du scrutin qui avait vu Moutier choisir de devenir jurassienne a inspiré le commentaire ci-dessous à François Comte :

Le feuilleton du vote de Moutier nous aura décidément fait passer par tous les états d’âme. La joie, immense, tout d’abord, à l’annonce des résultats de la votation du 18 juin 2017. Le scepticisme, ensuite, face aux recours farfelus et abracadabrantesques destinés à casser le vote. Puis l’indignation lorsque la votation a été annulée. Ne manquait plus que le rire mais c’est désormais chose faite avec l’acquittement de la première prévenue accusée de fraude électorale, un verdict qui décrédibilise encore un peu plus la justice administrative bernoise. Au final, le vote de Moutier a donc été annulé pour maximum 9 cas possibles de fraude électorale et parce que le maire a osé donner publiquement son opinion. Un mot résume le tout : risible, à la limite de l’absurde, aussi le soussigné a choisi le parti d’en rire plutôt que celui de s’en scandaliser.

Saluons tout de même, au passage, l’attitude du procureur qui a opéré une spectaculaire volte-face en abandonnant les charges contre la prévenue à l’issue des débats. Sa probité l’honore, à moins qu’il s’agisse d’une lucidité aussi soudaine qu’inattendue. Dommage qu’elle intervienne si tardivement et dommage, surtout, qu’une telle qualité n’ait pas été partagée dans toutes les strates – surtout administratives - de la justice bernoise. Bref, les accusations utilisées pour annuler la votation se résument à une phrase prononcée, jadis, par Jacques Chirac : « C’est pas qu’elles se dégonflent, c’est qu’elles font pschit »…

Ceux qui se sont réjouis de l’annulation du vote de Moutier en sont ainsi réduits à rire… jaune. Ne reste plus qu’à les faire passer du rire aux larmes. Rendez-vous le 28 mars 2021 pour se bidonner une dernière fois. Rira bien qui rira le dernier…


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