Les lits à étage dans les chalets de bois. Les pentes de poudreuse. Les soirées raclette. Les boums et les soirées déguisées. Ce ne sera pas au programme cet hiver pour les élèves, comme l’a annoncé le canton aux directeurs des établissements scolaires vendredi. « Cette décision peut paraître précipitée… mais il nous fallait une décision pour pouvoir être fixés, explique Mathieu Chaboudez, vice-directeur du Collège Thurmann à Porrentruy. Les réservations et la recherche de moniteurs démarrent déjà à cette période habituellement. » Selon lui, qu’on l’apprécie ou non, le camp de ski fait parler de lui durant toute l’année scolaire, il lie les élèves entre eux et avec le corps enseignant. « Il y a tous les préparatifs, mais aussi les bons souvenirs qui restent après », dit-il.
Ce n’est pas seulement une semaine de « bon temps », mais un apprentissage de la vie ensemble, hors du cocon familial, selon Christophe Fromaigeat, directeur adjoint du Collège de Delémont. Il a tout de même l'idée de faire découvrir à ses élèves le plaisir des sports d’hiver dans le Jura lors de journées sportives, qui seront proposées par les écoles aux jeunes en compensation de ces annulations. Le canton préconise l'organisation d'activités annexes.
Des annulations,« une certaine déception » selon Christophe Fromaigeat
Les autres camps, verts ou de fin d’études, passeront-ils aussi à la trappe ? On ne le sait pas pour l’heure. Le chef du Service de l’enseignement Fred-Henri Schnegg donne du temps au temps pour répondre à cette question : « Ceux-ci demandent moins d’anticipation dans l’organisation. On espère que la crise sanitaire se tassera d’ici-là pour que des élèves puissent tout de même profiter de moments d’apprentissage ailleurs que sur les bancs d’école », dit-il.
La balle est maintenant dans le camp des enseignants pour briser la glace, sans virées à la montagne. /cka









