Le coronavirus n’épargne pas les CAD

Les crèches à domicile de Delémont et des Franches-Montagnes doivent s’adapter pour faire face ...
Le coronavirus n’épargne pas les CAD

Les crèches à domicile de Delémont et des Franches-Montagnes doivent s’adapter pour faire face à la pandémie. Un protocole renforcé a été mis en place pour éviter la circulation du virus. De nombreux enfants ne peuvent pas être placés à cause de quarantaines 

Les crèches à domicile ont notamment renforcé leur protocole pour assurer la sécurité et la santé de leurs collaborateurs et des enfants placés (Photo d'illustration). Les crèches à domicile ont notamment renforcé leur protocole pour assurer la sécurité et la santé de leurs collaborateurs et des enfants placés (Photo d'illustration).

Les crèches à domicile (CAD) ne chôment pas, en cette période de pandémie. Accueillants en quarantaine, parents en attente de résultats de test Covid… chaque jour a son lot d’imprévus et les coordinatrices ont beaucoup de travail pour assurer le placement de tous les enfants inscrits.


Protocole renforcé

Le mot d’ordre pour les crèches à domiciles, c’est la protection. Protection de leurs employés comme des enfants placés : les règles en matière de sécurité et d’hygiène ont été renforcées, pour éviter tout risque de transmission du coronavirus dans les lieux d’accueils de jour. Le protocole émane de Pro Enfance et de Kibe Suisse, et a été validé par le Département de l’Intérieur du Jura.
Désormais, si des parents sont soumis à une quarantaine, ils ne peuvent plus placer leurs enfants à garder pendant cette période, explique Carole Stadelmann, directrice des CAD Delémont et Franches-Montagnes : « Les grands enfants peuvent être porteurs du virus, ils ne seront donc pas accueillis pendant la période de quarantaine. Quant aux plus petits, la question s’est posée… mais on estime qu’ils peuvent être vecteurs du virus. S’ils donnent un baiser à leurs parents, puis qu’ils enlacent l’accueillant, ça peut être problématique… On préfère resserrer les normes en matière d’accueil pour ne prendre aucun risque.» Les CAD sont en contact étroit avec le Service de l’action sociale et le Service de la santé, qui les aiguillent sur les mesures à prendre en cas de doute.

A l'accueil de jour familial d'Ajoie, les conditions sont un peu plus souples si les parents sont en quarantaine : dans certaines conditions (si les parents font du télétravail par exemple), les enfants peuvent tout de même être placés, selon la directrice Christine Bastet.


Des changements quand c’est possible

Carole Stadelmann, directrice des CAD, admet qu’une autre question s’est posée il y a quelque temps : que faire si les proches d’un accueillant sont en quarantaine ? « Par exemple, si un enfant doit observer une quarantaine après avoir été en contact avec un cas à l’école… On s’est dit au début qu’il suffisait que les enfants gardés ne soient pas dans la même pièce que les personnes en quarantaine… Mais avec la situation critique que nous vivons, nous ne pouvons pas nous permettre de prendre des risques. Nous essayons de trouver un autre accueillant pendant cette période», déclare Carole Stadelmann. Les coordinatrices des CAD sont donc beaucoup sollicitées en ce moment, puisque de nombreux changements sont à opérer ces derniers jours « mais nous tentons, dans la mesure du possible, de faire en sorte que les enfants puissent être placés », ajoute Carole Stadelmann. Elle souligne aussi l’adaptabilité des accueillants, qui, jusqu’à présent, ont fait preuve de beaucoup de compréhension et de rigueur dans l’application des règles d’hygiène et de sécurité. 

A l'accueil de jour familial d'Ajoie, des solutions de remplacement existent aussi si les accueillants ou leur famille sont soumis à une quarantaine. /cto


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