Le cerf de retour dans les forêts jurassiennes

Après la publication en octobre 2019 de la photo du premier faon jurassien, la population de ...
Le cerf de retour dans les forêts jurassiennes

Après la publication en octobre 2019 de la photo du premier faon jurassien, la population de cerfs ne cesse de croître sur le territoire jurassien

Le brame du cerf résonne à nouveau dans nos forêts. (Photo prise dans le canton : ENV) Le brame du cerf résonne à nouveau dans nos forêts. (Photo prise dans le canton : ENV)

Le cerf a définitivement pris ses quartiers dans le Jura. Il y a un an, l’Office de l’environnement annonçait la première naissance de faon sur sol jurassien après 150 ans d’absence. Désormais entre une trentaine et une cinquantaine d'individus sont observés dans le canton, même si tous ne vivent pas à l’année dans la région. Les premiers individus isolés ont été aperçus il y a une dizaine d’années. Depuis, les observations des gardes-faunes, des naturalistes et de simples citoyens se multiplient. Il est temps de dire que cette espèce a recolonisé le canton.

Amaury Boillat, inspecteur de la faune à l’Office de l’environnement

Après la première photo d’un faon prise l’automne dernier, l’Office de l’environnement détient la certitude que d’autres sont nés sur territoire jurassien. Une première cellule matriarcale a d’ailleurs été observée. Elle était composée d’une biche, de son jeune femelle de l’année dernière et d’un faon. D’autres indices démontrent également leur présence, comme le brame des mâles en rut entendu en septembre, mais aussi quelques dégâts causés dans les forêts.

Amaury Boillat précise qu’il s’agit de dégâts mineurs

Aujourd’hui il est interdit de chasser le cerf dans le Jura. Mais la donne pourrait changer d’ici 10 ans, puisque cette espèce se développe très rapidement. Pour preuve en 1970 en Suisse, 1'500 bêtes étaient abattues. En 2020, ce chiffre se monte à 13'000.

Autre conséquence liée au retour du cerf, son prédateur va suivre. Le loup devrait aussi arriver dans le Jura.

L’inspecteur de la faune, Amaury Boillat, est persuadé que le loup a déjà traversé le canton

Enfin dernier élément auquel l’Office de l’environnement prêtera attention : les risques sur le trafic routier. Percuter un animal de 150 kilos peut s’avérer dramatique. Ainsi si des couloirs de déplacement sont régulièrement empruntés par cette espèce, des mesures seront prises comme la mise en place de clôtures, des avertisseurs sonores ou encore visuels. /ncp


 

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