Pas de vacances en plus pour les fonctionnaires jurassiens

Le Parlement jurassien a adopté ce mercredi la modification de la loi sur le personnel de l’Etat ...
Pas de vacances en plus pour les fonctionnaires jurassiens

Le Parlement jurassien a adopté ce mercredi la modification de la loi sur le personnel de l’Etat mais a refusé d’octroyer une semaine de congé de plus aux fonctionnaires

Les fonctionnaires de l'Etat jurassien ne verront pas leurs vacances passer de 20 à 25 jours minimum. (Photo : archives). Les fonctionnaires de l'Etat jurassien ne verront pas leurs vacances passer de 20 à 25 jours minimum. (Photo : archives).

La modification de la loi sur le personnel de l’Etat a été avalisée par le Parlement jurassien. Le législatif cantonal a adopté ce mercredi le texte par 54 voix contre une et quatre abstentions. La modification de la loi concerne notamment les possibilités d’aménager le temps de travail, les procédures de mutation ou encore le traitement des données personnelles liées à l’utilisation des ressources informatiques ainsi que la cessation des rapports de services. Une minorité de la commission emmenée par le CS-POP proposait d’accorder une semaine de vacances supplémentaires et de passer ainsi de 20 à 25 jours et de 25 à 30 jours minimum pour les employés dès 50 ans. Elle n’a pas été suivie par le plénum qui a refusé cette option par 29 voix contre 23 et une abstention.

Le député CS-POP Rémy Meury regrette la décision du législatif

Le député PLR Pierre Parietti était opposé à cette mesure qui présente, selon lui, deux obstacles

Le Parlement a toutefois a accepté de maintenir le statu quo concernant la rémunération en cas de mutation. La personne qui serait transférée vers une autre fonction moins importante pourra continuer à profiter de son précédent salaire pendant deux ans. Le Gouvernement et une minorité de la commission proposait de faire passer ce délai à un an pour les employés de moins de 55 ans.

La dernière pierre d’achoppement a porté sur la procédure de licenciement. Le Gouvernement et la commission souhaitait qu’il puisse être prononcé après au moins un entretien avec l’employé si des améliorations n’avaient pas été constatées. La minorité de la commission souhaitait le maintien de la procédure actuelle, à savoir deux évaluations. Au final, c’est la version de la majorité de la commission qui a été acceptée soit le passage à un nouveau système.

A noter que la nouvelle loi ne comprend pas de changements pour les cadres supérieurs. Au terme d’une étude menée avant l’élaboration du texte, le Gouvernement a renoncé à proposer un statut spécial pour ce type d’employés et a maintenu l’obligation de timbrer pour les chefs de service. L’exécutif ne souhaitait ni créer deux systèmes au sein de la fonction publique ni introduire des compensations pour les cadres supérieurs. /fco


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