Une course-poursuite vire au délit de chauffard

Le Tribunal pénal de première instance a condamné un homme à 8 mois de prison avec sursis pendant ...
Une course-poursuite vire au délit de chauffard

Le Tribunal pénal de première instance a condamné un homme à 8 mois de prison avec sursis pendant 5 ans lundi à Porrentruy

Un homme a été reconnu coupable de délit de chauffard lundi par le Tribunal pénal de première instance à Porrentruy. (Photo : archives) Un homme a été reconnu coupable de délit de chauffard lundi par le Tribunal pénal de première instance à Porrentruy. (Photo : archives)

Une course-poursuite qui finit devant la justice jurassienne. Un jeune homme a été reconnu coupable de délit de chauffard et condamné à 8 mois de prison avec sursis pendant 5 ans lundi par le Tribunal pénal de première instance à Porrentruy. Les faits remontent à la nuit du 8 juillet 2017 entre Delémont et Soyhières. Le prévenu s’était soustrait à un contrôle de la police, qui l’avait alors pourchassé dans les rues de la capitale jurassienne. Il a ainsi commis plusieurs infractions aux règles de la circulation routière, avant de finir sur les jantes après qu’une herse ait été lancée sous ses roues. L’infraction est grave, mais la sanction est un peu atténuée par la situation personnelle de l’auteur.

La juge a estimé que le prévenu a pris le risque de provoquer un accident pouvant entraîner des graves blessures, voire la mort. Sa conduite était dangereuse pour les personnes présentes sur le bord de la chaussée, puisque son véhicule zigzaguait. Son comportement a été qualifié d’insensé durant les 20 minutes qu’a duré la course-poursuite. Par ailleurs, la faute est reconnue comme moyenne à grave, puisqu’il ne s’est arrêté que parce que ses pneus étaient crevés.


Une responsabilité légèrement limitée

La responsabilité du jeune homme a, toutefois, été reconnue comme légèrement diminuée. En effet, ce dernier souffre de troubles psychiques et était sous médicaments. Il effectuait d’ailleurs un séjour dans une institution spécialisée au moment des faits et bénéficiait d’une permission de sortie de deux jours. Il était en proie à une crise d’angoisse lorsqu’il a pris le volant, après avoir en plus bu de l’alcool durant les heures précédentes. Le prévenu a fait part de ses regrets et de sa volonté de continuer à se soigner pour pouvoir mener une vie normale : « J’ai commis une énorme erreur. Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi j’ai fait ça. J’ai eu peur d'avoir des problèmes en voyant la police derrière moi », a-t-il expliqué, en précisant qu’il avait refusé de bénéficier de l’assurance-invalidé, ayant l’espoir de pouvoir à nouveau exercer dans le futur son activité dans le domaine du décolletage. La juge a ainsi souhaité lui laisser une ultime chance en lui accordant du sursis, malgré une première infraction grave à la Loi sur la circulation routière en 2014. 

De plus, le prévenu devra se soumettre à un traitement ambulatoire et à une assistance de probation, pour limiter les risques de récidive. Il devra aussi s’acquitter des frais judiciaires qui se montent à plus de 8'600 francs. /emu


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