Aux Enfers, on apprécie les ténèbres

Les habitants de la commune franc-montagnarde vivent les derniers jours d’une phase test, lors ...
Aux Enfers, on apprécie les ténèbres

Les habitants de la commune franc-montagnarde vivent les derniers jours d’une phase test, lors de laquelle une partie de l’éclairage public a été éteint entre 0h30 et 5h30. La mesure semble avoir convaincu et risque d’être adoptée définitivement lundi

Les Enfers ont accepté en décembre dernier d'éteindre une partie de leur éclairage public, et doivent décider s'ils prolongent cette mesure. (Photo : archives) Les Enfers ont accepté en décembre dernier d'éteindre une partie de leur éclairage public, et doivent décider s'ils prolongent cette mesure. (Photo : archives)

Les Enfers sont-ils voués à rester dans l’obscurité ? Ce n’est pas une question philosophique, mais bien un point à l’ordre du jour de la prochaine assemblée communale de la localité franc-montagnarde. Il y a bientôt un an, démarrait une phase test d’extinction de l’éclairage public, qui est toujours en cours. Elle concerne 20 à 30 lampadaires, qui sont éteints entre 0h30 et 5h30. L’essai semble avoir convaincu les habitants de ce village, qui a souvent voté vert.

Les citoyens louent la mesure et souhaitent la voir perdurer, principalement pour des questions environnementales. Marion Brahier, une habitante, s’émerveille de voir à nouveau les étoiles : l’extinction limite en effet la pollution lumineuse, de quoi aussi faire revenir les animaux sauvages plus près des maisons. Mais le goupil n’effraie pas la propriétaire de poules : « de toute façon, on les enferme la nuit », argumente-t-elle.


Craintes sécuritaires vite dissipées

La doyenne du village, Yvonne Péquignot, partage son avis, elle qui y vit depuis plus de 65 ans et l’a connu sans éclairage public. Elle ne craint pas pour sa sécurité. Comme elle l’affirme avec humeur : « il n’y a pas de brigands aux Enfers…et pas de loups non plus ! »

La conseillère communale en charge du dossier, Marlyse Oberli, précise toutefois que quelques réserves ont été émises au début de la phase test : des craintes pour la sécurité des piétons, et la peur d’une hausse des cambriolages. Mais, selon la conseillère, aucun incident n’est à déplorer, et les réticences des citoyens se sont éteintes à mesure que leurs rétines se sont habituées à l’obscurité.

Les ayants droit se prononceront définitivement lundi. S’ils disent oui, les Enfers deviendra la première commune taignonne à couper son éclairage public. Cette mesure pourrait même être étendue à la route principale, pour l’instant encore illuminée. /nbe


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