Diminution des émissions de COV dans le Jura

L’Office de l’environnement a dressé un bilan positif ce mardi concernant l’utilisation de ...
Diminution des émissions de COV dans le Jura

L’Office de l’environnement a dressé un bilan positif ce mardi concernant l’utilisation de composés organiques volatils (COV) dans l’industrie jurassienne

Des machines de lavage aux solvants organiques de dernière génération permettent de fortement diminuer les émissions de COV. (Photo : Jura.ch). Des machines de lavage aux solvants organiques de dernière génération permettent de fortement diminuer les émissions de COV. (Photo : Jura.ch).

L’utilisation de substances nocives a diminué ces vingt dernières années dans le Jura. C’est le constat que dresse l’Office de l’environnement cantonal (ENV) dans son bilan présenté ce mardi. Dans un communiqué, l’ENV constate les efforts réalisés par les entreprises de la région pour réduire l’utilisation de composés organiques volatils (COV). Ces substances sont utiles dans le secteur industriel, notamment pour les activités touchant aux métaux. En cas de dispersion dans l’air ou dans l’eau, ces composés volatils peuvent toutefois devenir néfastes pour l’être humain et l’environnement. Afin de limiter leur emploi, la Confédération a introduit en 2000 une taxe spécifique prélevée sur les produits achetés. Pour les principaux utilisateurs de COV, « la taxe correspondant à la part de substances usagées qui est au final récupérée plutôt que libérée dans l’environnement peut être remboursée ». Ainsi, 418'000 francs ont été rétribués à plusieurs entreprises jurassiennes en 2019, correspondant à 140 tonnes de COV qui n’ont pas été émises dans l’air. Vingt ans après la mise en œuvre de la taxe, le bilan est donc positif selon l’Office de l’environnement bien qu’« une marge de progression subsiste ».


L’innovation comme alternative

La taxe COV a fortement incité les entreprises à modifier leur manière de procéder. Des installations modernes permettent désormais de réduire la diffusion de ces substances. Par exemple, l’abandon des bains de lavage ouverts au profit d’équipements étanches et sous vide permettent, dans l’industrie mécanique et horlogère, de réduire jusqu’à plus de 95% les pertes de COV. L’Office de l’environnement indique tout de même que « les pertes s’élèvent encore à 30% en moyenne ». Des efforts restent donc à fournir mais l’ENV assure qu’il poursuivra sa mission d’accompagnement auprès des consommateurs importants de COV et qu’il veillera « à accélérer la modernisation des installations des plus petits consommateurs ».


La taxe COV est redistribuée

La taxe COV « ne constitue pas une source de revenus pour la Confédération ou les cantons », précise le communiqué. Son application est un moyen de préserver l’environnement tout en incitant les entreprises industrielles à modifier leurs habitudes. Les primes maladie devraient donc être réduites de 13 francs par habitant en 2021, après la redistribution du produit de la taxe dans le système d’assurance maladie obligatoire.


Les COV également présents dans les produits domestiques

L’Office de l’environnement met la population en garde. Des produits d’usage courant tels que nettoyants, diffuseurs de parfums ou encore cosmétiques peuvent contenir des substances volatiles et néfastes pour la santé. L’ENV recommande donc l’utilisation de produits naturels ou portant la motion « sans solvants ». /comm-nmy


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