Les étudiants de l’Université de Neuchâtel sont épuisés. C’est ce que montre un sondage réalisé par la Fédération des étudiants neuchâtelois auprès d’un millier de participants. La pandémie de Covid-19 plonge la communauté estudiantine dans un état de stress et d’angoisse avancé à l’approche des examens de janvier. Un constat alarmant, selon le responsable de la politique nationale pour la FEN, Hugo Clémence :
Pour faire face à cette situation, la FEN a fait part mercredi de ses revendications.
Elle souhaite globalement que les modalités d’examens du mois de juin dernier soient encore appliquées en janvier. Concrètement, cela signifie avoir droit à une troisième tentative en cas d’échec à une épreuve. La majorité de la communauté estudiantine souhaite aussi que la surveillance vidéo soit abolie. Puisque les examens se passent à distance, les étudiants doivent allumer leur webcam lors de l’épreuve. Une règle qui met un grand nombre de personnes mal à l’aise. Mais selon le rectorat, elle permet d’éviter des cas de triche. Une position que ne partage pas Hugo Clémence :
Autre inquiétude de la FEN : les risques de décrochage. Les conditions de travail sont particulièrement compliquées pour les étudiants de première année, qui découvrent le monde universitaire dans un contexte chamboulé. Hugo Clémence :
En attendant, la Fédération des étudiants neuchâtelois souhaite agir au niveau politique. Mercredi dernier, le Grand conseil neuchâtelois a déjà validé une motion pour venir en aide financièrement aux étudiants précarisés. La FEN veut aujourd’hui en déposer une nouvelle pour que les modalités d’examen soient adaptées. /ara









