L’extension de la décharge de Boécourt suit son cours. Les responsables du projet ont fait le point vendredi. Les travaux d’aménagement et d’agrandissement de la décharge du SEOD doivent s’achever au printemps prochain. Ils couvrent une surface de près de 70'000 m² où seront déposées 850'000 tonnes de déchets non-combustibles provenant des trois districts jurassiens.
Le site de Boécourt est l’unique décharge de ce type dans le canton du Jura. Il était arrivé à saturation et proposera désormais de nouveaux casiers, qui permettront d’entreposer, pour une période de 30 ans, les déchets qui ne peuvent pas être recyclés ou traités. Nouveauté : les mâchefers, soit les cendres d’incinération des sacs à ordures, pourront aussi y être stockés. Mais ils ne proviendront pas tous du Jura, comme l’explique le président du Syndicat de gestion des déchets du district de Delémont, Yves-Alain Fleury :
Les travaux ont commencé au printemps passé. Ils se composent de trois lots. Premièrement, l’aménagement de la décharge proprement dite, avec les travaux de terrassement, de drainage et d’étanchéité. Deuxièmement, la mise en place de collecteurs pour l’évacuation des eaux et, enfin, les travaux de maçonnerie pour les installations techniques. André Bernier, l’ingénieur responsable, fait le point à mi-chemin :
La nouvelle décharge de Boécourt s’inscrit dans les stratégies cantonales et nationales relatives aux déchets. L’Office jurassien de l’environnement est impliqué dans le projet au niveau légal, pour les autorisations et la surveillance notamment. Il veille aussi à une cohérence politique intercantonale, pour optimiser le flux de déchets, et salue le développement d’une économie circulaire. Patrice Eschmann, le chef de service, parle d’un projet exemplaire :
Le site est d’importance stratégique pour les autorités cantonales. « Il contribuera de manière déterminante aux objectifs politiques que le Jura s’est fixés », selon le ministre de l’Environnement David Eray.
La mise en service de la nouvelle décharge de Boécourt est prévue pour le printemps prochain. Le coût du projet est devisé à 4,8 millions de francs. /emu









