Des paires de socquettes contre le moral dans les chaussettes

Se lancer dans la confection de chaussettes, c’est une première pour Christine Lab-Boillat ...
Des paires de socquettes contre le moral dans les chaussettes

Se lancer dans la confection de chaussettes, c’est une première pour Christine Lab-Boillat et Yves Hänggi. Les deux Jurassiens ont créé le projet Chaussettes en vadrouille pour combattre la morosité ambiante

Chaque paire de chaussette raconte sa petite histoire. Chaque paire de chaussette raconte sa petite histoire.

« L’idée du projet Chaussettes en vadrouille nous est venue en octobre dernier, devant un poulet fermier, raconte Christine Lab-Boillat, patronne de la broderie Miserez, à Montfaucon. Cette période de pandémie est un peu triste… et vu que notre activité, en tant qu’artiste ou artisan, est au ralenti, on s’est dit que c’était l’occasion idéale pour se lancer dans quelque chose de nouveau. Et cette collaboration est née, colorée et joyeuse», dit-elle. 

« C'est une façon de ne pas se laisser abattre », Yves Hänggi

Yves Hänggi n’avait pas grande idée de ce qu’était le travail de broderie avant, mais le Bruntrutain s’est immergé, il s'est intéressé à tout le processus de confection pour trouver un langage graphique fonctionnant avec cette technique. Une manière de se réinventer en tant qu’artiste.

De cette collaboration, des paires de chaussettes colorées se sont muées en des genres de petites BD, racontant de micro-histoires. « J’ai inventé un personnage simple, sympa, qui rit et qui pleure. Il évoque le voyage en période de pandémie et de confinement, explique Yves Hänggi. Il essaie de partir au loin, mais loupe l’avion, nage pour rattraper son bateau ou coule. Chacun verra ces histoires d’une autre manière, c’est très libre. »

« Le masque pèse sur les gens, sur le moral», Christine Lab-Boillat

Proposer de mettre de la couleur à ses pieds, c'est une manière pour l’artisane et l’artiste de combattre la déprime ambiante à leur échelle. « On a pris l’habitude de vivre avec un masque, mais ce n’est pas très drôle. Par contre, mettre ses chaussettes peut le devenir », sourit Christine Lab-Boillat. 

Avec leurs 250 paires de « Sock’n’roll », le but initial n’est pas de faire de l’argent. Mais si le projet prend, le duo se ferait une joie de développer la suite des histoires de leur personnage, encore sans nom, et de réchauffer davantage de pieds. Cela pourrait possiblement créer un nouveau petit marché, se disent-ils. 

Mais avec ce projet, Christine Lab-Boillat et Yves Hänggi souhaitent avant tout transmettre un message positif. Des commandent qui baissent d’un tiers ou des expositions et mandats annulés, ils ont connu cette année. Cela aurait pu leur mettre le moral dans les chaussettes... « Mais il faut se forcer à sourire, à rebondir, à voir les choses d'une autre optique, lance Christine Lab-Boillat. On a davantage de temps pour laisser libre-court au rire et à la créativité, on peut tenter des collaborations nouvelles. J’encourage tout le monde à se lancer dans des projets de ce type ! », conclut-elle. /cka


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