Crise du coronavirus : les contradicteurs s’expriment

Sous l’égide du Collectif Libertés Fondamentales Jura, des spécialistes dénoncent la « cacophonie ...
Crise du coronavirus : les contradicteurs s’expriment

Sous l’égide du Collectif Libertés Fondamentales Jura, des spécialistes dénoncent la « cacophonie » et le « climat anxiogène » instaurés par le politique

Le médecin Olivier Gérin, le psychiatre Dominique Baettig, l'historien Jean-Paul Prongué, le président du CLFJ Julien Gunzinger et l'ingénieur EPFJ Guillaume Rigolet (de gauche à droite) ont fait entendre leur voix face à la crise sanitaire. Le médecin Olivier Gérin, le psychiatre Dominique Baettig, l'historien Jean-Paul Prongué, le président du CLFJ Julien Gunzinger et l'ingénieur EPFJ Guillaume Rigolet (de gauche à droite) ont fait entendre leur voix face à la crise sanitaire.

« Il est nécessaire de lutter pour la liberté et la démocratie ». Le Collectif Libertés Fondamentales Jura dénonce l’absence de débat dans la crise du coronavirus que nous traversons. Il estime que « la voix contradictrice de professionnels n’est pas relayée » et que « les mesures liberticides prises pour faire face au Covid-19 sont disproportionnées ». Le CFLJ a ainsi réuni quelques spécialistes jurassiens mercredi pour qu’ils s’expriment devant les médias.

L’historien Jean-Paul Prongué a tout d’abord évoqué les pandémies du 20e siècle. « La grippe espagnole de 1918 a tué 3,8% de la population mondiale, la grippe asiatique de 1957 0,07% et la grippe de Hong Kong de 1968 0,03%. A ce jour, le coronavirus a tué 0,02% de la population mondiale, et 90% des décès concernent des personnes de plus de 70 ans. Le Covid-19 fait donc moins de victimes que les épidémies précédentes. Il n’y a pas d’hécatombe. Il faut ainsi raison garder : la situation est grave, mais pas dramatique », a expliqué Jean-Paul Prongué.

Au chapitre scientifique, l’ingénieur EPFL Guillaume Rigolet a évoqué les interprétations des données. « On peut présenter les statistiques de différentes manières et changer l’interprétation, en modifiant les protocoles. Aujourd’hui, les scientifiques courent derrière les puissances », dénonce-t-il. Guillaume Rigolet parle aussi d’un « flou expérimental et de recherches faites de manière abracadabrantesque ».

Place ensuite aux milieux médicaux. « On est bombardé d’informations anxiogènes qui nous empêchent de penser, d’analyser. Il y a aussi actuellement un travail de démontage du lien social », explique le psychiatre Dominique Baettig. « Une crise est en cours et sert à accélérer des avancées. Elle est une sorte de laboratoire. On veut donner du pouvoir à de nouvelles personnes qui sont des experts autoproclamés. Le politique se met à genoux devant ces experts et l’intelligence artificielle », ajoute l’ancien conseiller national UDC. « Il faut revendiquer le droit à l’objection de conscience », dit-il encore. Entretien avec Dominique Baettig :

« On est dans une maladie de notre siècle où tout prend des proportions énormes »

Le médecin généraliste Olivier Gérin a enfin pris la parole pour dénoncer « un climat anxiogène important. On procède aujourd’hui à une lobotomisation de la pensée ». Pour le docteur, la peur favorise la dégradation du système immunitaire, alors qu’en soi, le coronavirus n’est « pas plus grave qu’une autre maladie ». Entretien avec le médecin Olivier Gérin :

« Quand les faits viennent contredire une théorie, il faut abandonner la théorie »

Membres et sympathisants du Collectif Libertés Fondamentales Jura dénoncent enfin la « cacophonie » en lien avec les mesures prises par le Conseil fédéral et les cantons pour lutter contre le Covid-19. Selon eux, le discours manque de clarté. « Les mesures prises sont anticonstitutionnelles », dit même Julien Gunzinger. /rch


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