La protection civile jurassienne a besoin de plus d’effectifs

L’obligation de servir sera prolongée jusqu’à 40 ans pour les recrues jurassiennes. Une loi ...
La protection civile jurassienne a besoin de plus d’effectifs

L’obligation de servir sera prolongée jusqu’à 40 ans pour les recrues jurassiennes. Une loi fédérale, en vigueur dès le 1er janvier prochain, permet aux cantons de prendre une telle mesure

Les astreints à la protection civile jurassienne seront mobilisés jusqu'à quarante ans au lieu de trente-six. (Photo : © KEYSTONE/Martial Trezzini) Les astreints à la protection civile jurassienne seront mobilisés jusqu'à quarante ans au lieu de trente-six. (Photo : © KEYSTONE/Martial Trezzini)

Quatre ans de plus à la protection civile. Si vous êtes astreints à cette dernière, vous avez peut-être reçu, ce jeudi, un courrier qui vous informe que votre obligation de servir est prolongée jusqu’à vos quarante ans. Une loi fédérale entrera en vigueur le 1er janvier et autorisera les cantons à prendre une telle mesure, si leurs effectifs ne suffisent plus. C'est le cas dans le Jura : l'obligation de servir est donc prolongée de quatre ans.

Si la question peut se poser, l’allongement du service obligatoire de la protection civile n’a rien à voir avec la crise du Covid-19. La raison est toute autre : les effectifs deviennent tout simplement insuffisants pour répondre aux besoins actuels. Comme l’explique le chef de la protection de la population du canton du Jura, Damien Scheder, ces effectifs étaient trop importants il y a quelques années, et des réserves de personnel ont été constituées. Ces recrues n’ont pas suivi de formation, et n’ont pas été mobilisées pour des interventions.

Par la suite, l’armée a abaissé ses critères de recrutement et enrôlé davantage. En conséquence, le Jura manque aujourd’hui de recrues formées à la protection civile. Un problème qui touche aussi d’autres cantons : la nouvelle loi fédérale fait d’ailleurs suite à une demande de leur part.

Avec cette mesure, la protection civile jurassienne devrait pouvoir maintenir un contingent d’environ 300 membres.

Pour les astreints au service obligatoire, la situation change peu, si ce n’est que les nouvelles recrues sont systématiquement formées pour intervenir, et ont plus de chances d’être mobilisées. Les membres de la « réserve », eux, ne seront appelés que dans le cas où un sinistre nécessiterait le déploiement de beaucoup de forces, et sur une longue durée. Ce serait, par exemple, le cas d’un tremblement de terre. Les recrues suivraient alors une formation d’urgence, mais comme le rappelle Damien Scheder, une telle situation a peu de chances de se produire. /nbe


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