Le réseau écologique de Grandfontaine-Rocourt a fait ses preuves

Les surfaces, constituées principalement de prairies fleuries fauchées tardivement et de haies ...
Le réseau écologique de Grandfontaine-Rocourt a fait ses preuves

Les surfaces, constituées principalement de prairies fleuries fauchées tardivement et de haies basses, ont permis à plusieurs espèces d’oiseaux d’augmenter

Les principaux acteurs du réseau écologique devant une haie basse : Sylvain Quiquerez, Joël Mouhay, Nadine Apolloni et Michaël de la Harpe Les principaux acteurs du réseau écologique devant une haie basse : Sylvain Quiquerez, Joël Mouhay, Nadine Apolloni et Michaël de la Harpe

De bonnes nouvelles pour la biodiversité en Ajoie. Le réseau écologique de Grandfontaine-Rocourt a tiré lundi après-midi un bilan positif. Grâce à ses prairies fleuries fauchées tardivement, ses pâturages sans engrais et ses haies basses diversifiées, plusieurs espèces d’oiseaux ont vu leur population augmenter. C’est notamment le cas de la chouette chevêche. On compte actuellement environ 35 couples dans la région ajoulote, selon Nadine Apolloni, cheffe de projet et membre du Collectif Chevêche Ajoie : « C’est un beau succès pour cette espèce qui se fait très rare dans le pays ». D’autres espèces ont aussi profité de ces mesures, comme le Faucon crécerelle et la Linotte mélodieuse.

Nadine Apolloni : « C’est parfois difficile de démarrer ces réseaux écologiques »

Le réseau écologique de Grandfontaine-Rocourt a débuté en 2012, lors de la mise en œuvre des mesures issues du projet d’améliorations foncières de Grandfontaine. Rocourt a suivi avec une même démarche deux ans plus tard. Les deux réseaux ont fusionné en 2018. Michaël de la Harpe, mandaté pour la gestion du réseau écologique, affirme qu’il y a désormais le recul nécessaire pour voir les effets du travail et des efforts des agriculteurs. Ces derniers entretiennent et améliorent le réseau écologique. Pour Sylvain Quiquerez, agriculteur à Grandfontaine, les mesures demandées ne sont pas toujours évidentes à mettre en place.

Sylvain Quiquerez : « En termes de gestion, c’est vite un casse-tête ! »

Joël Mouhay, agriculteur à Rocourt, estime lui aussi que ces mesures peuvent être contraignantes : « On n’a pas appris à faire ça à l’école d’agriculture ». /ech


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