Vous êtes nombreux à ne pas déroger à la tradition ce mercredi 6 janvier, jour de l’épiphanie, et donc de l’incontournable galette des rois. Un gâteau qui ne va pas sans sa fève que les enfants rêve de trouver dans leurs parts. L’association suisse des boulangers-confiseurs a d’ailleurs lancé son habituel concours des fèves dorés qui donnent droit à un prix. Dans la région certaines boulangeries ont aussi leur petit concours. Michel Daetwyler, boulanger à Bassecourt, a caché trois petits rois mages parmi tous ses gâteaux. Celui qui en trouve un gagne un prix, un jeu qui a toujours la cote en 2021.
Reportage à la boulangerie Daetwyler à Bassecourt
« Oui vraiment c’est quelque chose que les gens cherchent toujours, qu’ils apprécient avec le côté artisanal. Les clients viennent de toute façon, mais le concours ajoute un petit plus », sourit le boulanger en sortant une fournée de gâteaux des rois aux pépites de chocolat. En boutique, chaque client repart avec sa galette. « Si vous trouvez l’un des trois rois, vous gagnez un panier garni de chez nous », annonce la fille du boulanger en caisse. Jean-Pierre est venu chercher sa galette « 6 boules » aux raisins secs et amandes. Une tradition qu’il ne veut pas rater. « J’ai mes petites filles qui viennent à la maison. Et quand elles ont le nez là-dessus, ça disparaît encore assez vite ! Mais il ne faut pas que j’en mange avec elles parce que si je gagne, elles pleurent », rigole cet heureux grand-père.
La galette semble échapper à la crise
Nicolas, autre habitué, l’achète surtout parce qu’il raffole de la galette de son boulanger préféré. Mais c’est bien connu, certains ne la mangent que pour trouver la fève ! Ça rappelle justement quelqu’un à Barbara, jeune mère de famille. « C’est ma fille ! On se réjouit de manger la galette ce soir, on espère que ce sera elle la reine. Nous, les adultes, c’est plutôt pour manger le gâteau bien sûr », sourit la jeune maman. Mais restrictions sanitaires oblige, la galette, ce sera cette année en comité réduit. « Ce ne sera qu’en famille, avec mon mari et ma fille », confie Barbara. Malgré les restrictions sanitaires, la galette qui se partage bien souvent entre amis ou collègue ne semble pas connaître la crise selon Michel Daetwyler. Il en sortira 300 pour ce seul mercredi 6 janvier et compte bien les vendre... comme des petits pains. /jpi










