En cette période rendue difficile par le coronavirus, la grande bouffée d’oxygène dans la nature demeure très appréciée. Les amateurs de ski de fond ont pu s’en rendre compte ces derniers jours. Pendant la période de Noël et de Nouvel-An, les tracés taignons ont été littéralement pris d’assaut. « Jusqu’à dimanche, la fréquentation a été inhabituellement élevée », se réjouit Vincent Wermeille, président de l’Association jurassienne de ski de fond, qui indique que cette fréquentation en hausse s’est également matérialisée dans la vente de vignettes pour la pratique du ski de fond. Vincent Wermeille souligne qu’actuellement près de 100 kilomètres de pistes sont tracés aux Franches-Montagnes. L’or blanc en suffisance pendant les fêtes, ce n’est pas chaque année dans notre région, alors Vincent Wermeille savoure : « Cela tombe à point nommé. Les personnes qui entretiennent les pistes étaient parfois démobilisées. Elles passaient des heures à baliser les pistes, à les préparer et la neige ne tombait pas en suffisance. Là, au moins, elles savent pourquoi elles travaillent », s’exclame le président de l'Association jurassienne de ski de fond.
Une cohabitation pas toujours idéale
Les forêts taignonnes ont été animées ces derniers jours et pas seulement par les skieurs. Des randonneurs et des cavaliers ont également parcouru les paysages enneigés des Franches-Montagnes. Si ce constat est réjouissant, il n’en demeure pas moins qu’il peut parfois poser problème : « On demande aux gens de respecter les itinéraires », indique Vincent Wermeille. Si des personnes en raquettes empruntent des tracés de ski de fond, ce n’est pas encore trop grave, d’après le président. Or, quand les cavaliers les sillonnent, cela cause des dégâts plus importants et péjore le travail des traceurs. C'est ce qui est arrivée ces derniers jours sur certains tracés taignons. /mle









