Donald Trump s’est retrouvé privé de réseaux sociaux quelques heures. Jeudi, les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram et Snapchat) ont bloqué l’ancien président américain. Ses récentes publications ne respectaient pas les règles des différentes plateformes. Il est accusé d’avoir, durant la période qui suivait la présidentielle américaine, soufflé sur les braises qui ont fini par déclencher les évènements survenus au Capitole mercredi. Les différents réseaux sociaux ont immédiatement réagi, ce qui est « positif » selon Stéphane Koch, spécialiste des réseaux sociaux en Suisse. Il s’agit « d’une première dans la jeune vie de ces sociétés de bloquer le compte d’un président, ce qui n’est pas anodin », selon lui. Il parle même d’une évolution « dans la prise de décisions, qui s’intègre de mieux en mieux à notre société ».
À l’heure actuelle, Donald Trump a retrouvé son compte Twitter mais Facebook a annoncé vouloir attendre encore deux semaines pour lui rendre ses accès.
Liberté d’expression et désinformation : une frontière mince
Les réseaux sociaux sont des plateformes qui permettent à tout le monde de s’exprimer librement. Cependant, selon Stéphane Koch, il faut bien distinguer « la liberté d’expression et la désinformation ». Même si tout le monde peut mentir sur les réseaux sociaux, dans le cas de Donald Trump, il s’agit d’un président qui est élu. Cela signifie donc qu’il a une certaine influence sur ces plateformes. Il y a donc une désinformation car « on essaie d’influencer la population avec des messages qui sont fallacieux à la base ».
Stéphane Koch : « Il y a une distinction entre liberté d’expression et désinformation »
Twitter, un outil de communication
Donald Trump est très friand des réseaux sociaux. En effet, il s’en sert comme moyen de communication. Il les utilise même plus que d'autres moyens mis à disposition de la Maison-Blanche. Il a donc offert à Twitter une certaine visibilité mais pour Stéphane Koch, le problème réside dans le filtrage de l’information. Lorsqu’un porte-parole s’exprime, l’information est « traitée par des journalistes » alors que dans le cas des publications sur les réseaux sociaux, « il n’y a pas de filtre ». Même si cette communication peut paraitre parfaite pour Donald Trump -puisque cela représente en quelque sorte « son propre média »- Twitter a prouvé le contraire. Il est totalement « dépendant » du réseau social puisque ce dernier peut bloquer son compte voire même le supprimer en cas de récidive. /lge









