Les cinémas ne s'attendaient pas à un assouplissement des mesures les concernant. La crise du coronavirus qui s'éternise provoque des pertes financières conséquentes et attise l'anxiété de certains gérants
Les cinémas souffrent de la crise actuelle. En Suisse, l’ensemble des salles obscures ont essuyé une perte de 130 millions de francs sur la vente des billets fin 2020. Si aucun n'a encore fermé, les craintes sont là.
Des pertes financières importantes
Les gérants de salles obscures ne se faisaient pas d’illusion, ils n’attendaient pas d’assouplissements de la part du Conseil fédéral cette semaine. Mais sans parler du moral, ces fermetures pèsent sur le porte-monnaie, comme l’explique Gaby Girod, gérante du cinéma La Grange à Delémont : « On a été fermé la moitié de l’année, ça veut dire 50 à 60% de chiffre d’affaire en moins. »
A Delémont encore, le directeur de Cinémont Dave Cattin dit essuyer une perte de 2 millions de francs en 2020. Les RHT et des aides culturelles au début de la première vague ont permis d'éviter trop de dégâts.
Appel au public
Le public aussi a pas mal soutenu la structure ces derniers mois en achetant par exemple des abonnements ou des tickets avant l’heure. Pour Gaby Girod, c'est en effet sur le public qu'il faudra compter lors de la reprise d'activité des cinémas : « On ne peut que lancer un appel à la jeunesse, pour qu’elle nous soutienne après notre réouverture. J’espère que les spectateurs reviendront dans les salles. Ce n’est que comme ça qu’on pourra être plus sereins pour l’avenir. »
Dave Cattin, quant à lui, est confiant. Selon lui, on vibre bien plus au cinéma que sur une plateforme de streaming vidéo... Reste à savoir quand les grands écrans pourront reprendre vie. /cka-cto









