Cantons du nord-ouest opposés à de nouvelles mesures aux frontières

La Conférence des gouvernements de la Suisse du nord-ouest, dont fait partie le Jura, s’oppose ...
Cantons du nord-ouest opposés à de nouvelles mesures aux frontières

La Conférence des gouvernements de la Suisse du nord-ouest, dont fait partie le Jura, s’oppose à un régime de contrôle strict aux frontières pour faire face à la propagation du Covid-19. Une lettre a été adressée au Conseil fédéral en ce sens

Les cantons du nord-ouest de la Suisse ne veulent pas de mesures supplémentaires à leurs frontières. (Photo : KEYSTONE/archives). Les cantons du nord-ouest de la Suisse ne veulent pas de mesures supplémentaires à leurs frontières. (Photo : KEYSTONE/archives).

La mise en place d'un régime de contrôle strict aux frontières demandé par les présidents des principaux partis pour lutter contre le coronavirus « paralyserait de facto le trafic frontalier ». Les cantons du nord-ouest de la Suisse y sont opposés.

« Les fermetures de facto des frontières et les contrôles frontaliers, les régimes de tests et les règlements de quarantaine » proposés par les présidents de partis « sont difficilement applicables dans la pratique ». Ce n'est « pas une solution », a indiqué mardi la Conférence des gouvernements de la Suisse du nord-ouest, composée des cantons du Jura, de Bâle-Ville, de Bâle-Campagne, d’Argovie et de Soleure, dans une lettre adressée au Conseil fédéral.


Frontaliers du secteur de la santé

Chaque jour, plus de 70'000 frontaliers français et allemands viennent travailler dans le nord-ouest. Près de 10% d'entre eux travaillent dans des professions du secteur de la santé et des services sociaux, rappelle la conférence. « Ils contribuent de manière significative au fonctionnement des soins de santé dans le nord-ouest de la Suisse et à une réponse efficace à la pandémie ».

Le régime proposé par les présidents de partis « aurait des conséquences importantes pour les cantons et les régions frontalières ». « Il paralyserait de facto le trafic frontalier ». L'obligation de quarantaine « peut avoir de graves répercussions sur le bon fonctionnement de nos entreprises », soulignent les exécutifs du nord-ouest.


Tests et quarantaines

Dans une lettre commune, six présidents de partis (UDC, PS, Centre, PLR, Verts et Vert'libéraux) ont demandé au Conseil fédéral de mettre en place un véritable système de contrôle aux frontières pour lutter contre le coronavirus. L'entrée en Suisse passerait par des tests et des quarantaines.

Concrètement, les personnes entrant en Suisse devraient présenter un test PCR valide. Cinq jours plus tard, un nouveau test rapide devrait être exigé. Entre l'entrée et le nouveau test, les personnes devraient se mettre en quarantaine. /ATS-nmy


 

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