Poseurs de sols mis à genoux

La crise du coronavirus complexifie le travail de nombreux métiers artisanaux. Les parqueteurs ...
Poseurs de sols mis à genoux

La crise du coronavirus complexifie le travail de nombreux métiers artisanaux. Les parqueteurs et poseurs de sol de la région souffrent, pour de multiples raisons

Serge Bartlome dirige une entreprise à Saignelégier et préside l’APPS BEJUNE. Serge Bartlome dirige une entreprise à Saignelégier et préside l’APPS BEJUNE.

On évoque souvent les commerçants, les restaurateurs, mais la crise du coronavirus fait aussi souffrir les artisans. Parmi eux, les parqueteurs et poseurs de sol, un milieu composé essentiellement de petites entreprises dans notre région. Les parqueteurs sont appelés à poser la touche finale d’un nouveau bâtiment ou à offrir une cure de jouvence à une chambre à coucher. Or, en mode Covid, la branche est chamboulée. « On se trouve au bout de la chaîne de construction. Donc entre l’adjudication des travaux et notre intervention le temps est grand et actuellement, il y a une longue inertie », explique avec inquiétude Serge Bartlome, président de l’association des parqueteurs et poseurs de sol de l’Arc jurassien (APPS BEJUNE). « Les entreprises qui avaient des grands chantiers planifiés le printemps dernier ont plutôt bien passé 2020. Par contre, celles qui vivent davantage de la rénovation ont souffert », ajoute-t-il. Soit les clients ont reporté l’envie de changer le parquet de la chambre à coucher, soit ils ont profité d’être en RHT pour le faire eux-mêmes, constate Serge Bartlome.


« Pour 2021 ? C’est le flou total ! »

Tout cela fait que désormais, certaines entreprises de la branche se questionnent sur leur avenir. Et 2021 est plutôt mal lancé. « C’est le flou total, avoue Serge Bartlome. Les entreprises qui ont pu maintenir le chiffre d’affaires en 2020 se retrouvent avec une visibilité très courte. D’autres commencent mieux parce que les travaux reportés arrivent gentiment. Mais globalement, on n’a presque aucune visibilité ». Le Covid aura donc mis certaines de ces petites entreprises dans la position de travail de leurs artisans : un genou à terre. Les parqueteurs ne demandent pourtant qu’une chose : se relever. /clo

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Une profession à l’avenir incertain en Romandie

Les détenteurs de CFC ne sont plus si nombreux que cela parmi les parqueteurs et poseurs de sol. La plupart travaillent dans des entreprises de petites tailles, dont certaines sont mises en danger par les effets de la crise provoquée par les restrictions liées au Covid. Les patrons de la branche constatent également que le nombre d’apprentis est faible à l’échelle romande, et s’en inquiètent comme l'explique Serge Bartlome dans cet entretien

« On a une profession assez fantastique, mais on a beaucoup de mal à recruter »


 

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