Entre violences et délires

Un jeune homme comparaît depuis mardi devant la justice à Moutier pour avoir commis plusieurs ...
Entre violences et délires

Un jeune homme comparaît depuis mardi devant la justice à Moutier pour avoir commis plusieurs actes de violences, notamment à l'encontre de sa compagne ou encore d'un proche. Il souffre de troubles psychiques selon les experts

 Le tribunal à cinq juges rendra son jugement le mardi 23 février. (Photo : archives) Le tribunal à cinq juges rendra son jugement le mardi 23 février. (Photo : archives)

Nouvelle affaire devant le tribunal régional Jura bernois-Seeland à Moutier. Un homme comparaissait mardi pour des actes de violence, notamment à l’encontre de sa compagne et d’un proche. Son audition a eu lieu sur plusieurs heures. Les faits sont clairs, le prévenu l'a été beaucoup moins. C’est ce qu’on peut retirer de cette journée. Le trentenaire présente d’importants troubles psychotiques avec tendance aux délires, selon un expert auquel il a d’ailleurs continuellement refusé de se confronter. Une tendance à la paranoïa également, comme lors de cette soirée où il s’est rendu chez un proche pour l’agresser à coups de barre métallique. Motif ? Le prévenu assure avoir reçu des menaces de mort, par messages et même par ondes électromagnétiques ou par une sorte d’algorithme. Il explique que son ordinateur, son portable et sa télé ont été piratés, possiblement par ses proches. Des explications qu'il livre avec de grands gestes et un ton très théâtral.


« Rien à déclarer »

L'homme n’a d’ailleurs jamais cessé de tenir des propos à la limite du complotisme, contre les médecins, la justice, ses gardiens de prison où la société de manière générale. Au final très peu de déclarations sur les faits, notamment les coups, menaces et contraintes à l’encontre de sa compagne de l’époque avec qui il venait d’emménager, tout cela sur fond d’avortement. « Je n’ai rien à déclarer », a-t-il souvent répété au juge Josselin Richard, entre autres envolées qui sortaient bien souvent du cadre des questions posées. Le prévenu est en prison depuis 13 mois maintenant. Il refuse tout traitement ou médicaments, sans reconnaître formellement les troubles dont il souffre. Et quand le procureur lui demande en qui il a encore confiance dans ce monde, il répond: « Mon futur animal, éventuellement… » Le jugement sera rendu le mardi 23 février. /oza


 

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