Un seul « Espace pastoral » pour l’Ajoie et Clos du Doubs

L’Eglise catholique simplifie sa structure et s’unifie davantage dans le district d’Ajoie et ...
Un seul « Espace pastoral » pour l’Ajoie et Clos du Doubs

L’Eglise catholique simplifie sa structure et s’unifie davantage dans le district d’Ajoie et Clos du Doubs, sans délaisser le lien de proximité affirme Jura Pastoral

Le nouvel Espace pastoral, désormais décomposé en six paroisses. (Image : Jura Pastoral). Le nouvel Espace pastoral, désormais décomposé en six paroisses. (Image : Jura Pastoral).

L’Eglise catholique se réorganise dans la région et le district d’Ajoie et Clos du Doubs ne formera bientôt qu’un seul et même « Espace pastoral ». Le district se décomposait auparavant en six unités pastorales distinctes, chacune contenant en son sein différentes paroisses. Dès le 1er août, il n’y aura plus qu’un « Espace pastoral » composé de 6 paroisses. Cette réforme permet de faire face à l’érosion croissante du nombre de prêtres, mais aussi de redynamiser la vie d’église, là où les petites unités pastorales ne répondaient plus aux attentes. Malgré cette réorganisation, Jura Pastoral affirme que les 32 lieux de célébration répartis en Ajoie et Clos du Doubs sont maintenus, de même que la dizaine ou douzaine de messes organisées chaque dimanche.


« Ça ne veut pas dire une baisse du nombre de messes »

« Ça ne veut pas dire une baisse significative du nombre de messes, en tout cas pas dans un premier temps. L’idée, c’est de proposer des célébrations d’un autre type, des possibilités de rencontres nouvelles en complément des célébrations traditionnelles », justifie l’Abbé Jean-Pierre Babey, futur responsable de cette nouvelle entité. Certaines « unités pastorales » étaient par ailleurs devenues trop petites. D’où la volonté de les redynamiser en favorisant les interactions entre elles. « Ces unités pastorales fonctionnaient pour une part, mais on se rend compte aussi qu’il y a des besoins de personnes prêtes à se mettre ensemble comme les familles ou les jeunes par exemple. Donc ce n’est pas du tout une restructuration d’entreprise ! C’est d’abord de jouer cette complémentarité entre le local et le régional. Il y aura d’ailleurs toujours au niveau local un agent pastoral qui sera le vis-à-vis », rassure Christophe Wermeille, théologien et co-responsable de l’Espace pastoral Ajoie et Clos du Doubs.

Le vicaire épiscopal Jean-Jacques Theurillat (à gauche) aux côtés de l'Abbé Jean-Pierre Babey et de Christophe Wermeille. Le vicaire épiscopal Jean-Jacques Theurillat (à gauche) aux côtés de l'Abbé Jean-Pierre Babey et de Christophe Wermeille.

« Donner un visage d’Eglise qui fait envie »

Si l’Eglise doit composer avec une érosion du nombre de responsables du culte, elle est aussi confrontée à une perte de ses membres et sympathisants. Se réorganiser, c’est aussi tenter de les reconquérir pour Jean-Pierre Babey. « L’Eglise se remet en question et adopte une posture différente. On le montre déjà au sein de l’équipe pastorale où il y a des femmes, des hommes, une autre façon d’être à l’écoute des gens. On espère que cela va donner un visage d’Eglise qui fait envie ». Une réorganisation similaire avait déjà eu lieu aux Franches-Montagnes, la Vallée de Delémont devrait suivre dans quelques années. /jpi

Jean-Jacques Theurillat, vicaire épiscopal pour le Jura Pastoral


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