Le consentement au centre de la lutte

Une relation sexuelle non consentie est-elle un viol ? Les collectifs féministes se battent ...
Le consentement au centre de la lutte

Une relation sexuelle non consentie est-elle un viol ? Les collectifs féministes se battent pour que la notion de consentement entre dans la définition des violences sexuelles, alors que la révision du Code pénal est actuellement discutée à Berne

Le Collectif neuchâtelois pour la grève féministe, comme d'autre collectifs romands, était ce samedi dans la rue pour demander que la notion de consentement entre dans la définition du viol. (Photo : Collectif neuchâtelois pour la grève féministe) Le Collectif neuchâtelois pour la grève féministe, comme d'autre collectifs romands, était ce samedi dans la rue pour demander que la notion de consentement entre dans la définition du viol. (Photo : Collectif neuchâtelois pour la grève féministe)

Plusieurs collectifs féministes romands étaient dans les rues ce samedi, dont à Neuchâtel. Ils se mobilisent pour que la notion de consentement entre dans la définition du viol. La révision de la loi sur les infractions sexuelles est en cours à Berne où une commission s’est penchée sur la question, mais les solutions proposées ne satisfont pas les organisations de lutte. Dans le projet mis en consultation, les relations non consenties sont sanctionnées comme des atteintes sexuelles et non des viols. Un délit plutôt qu’un crime et qui engendre une peine moins lourde.

Cette proposition et l’absence de la notion de consentement dans la définition du viol déçoivent Sandrine, membre du Collectif neuchâtelois pour la grève féministe

La Confédération s’attelle à la révision de la définition du viol et de la contrainte sexuelle pour la première fois depuis 1951. Actuellement, cette définition repose sur la contrainte physique ou la violence. En quoi ajouter le consentement est-il primordial pour les collectifs féministes ?

Les explications de Teresa, membre du Collectif neuchâtelois pour la grève féministe

En 2019, Amnesty International a mandaté l’institut de recherche gfs.bern pour mener une enquête sur les violences sexuelles en Suisse. D’après les résultats, une femme sur cinq de plus de 16 ans a déjà été victime d’agressions sexuelles et une femme sur dix a déjà été contrainte à une relation sexuelle. Seules 8% des victimes ont porté plainte.

Pour Teresa, membre du Collectif neuchâtelois pour la grève féministe, cette absence de plainte peut s’expliquer par la situation de choc que provoque une agression sexuelle. Elle nous livre son témoignage

La mise en consultation de cette révision du Code pénal prendra fin le 10 mai, avant de passer devant les chambres fédérales. /rgi


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