Le maintien du huis clos lors des compétitions sportives jeunesse provoque l’incompréhension de nombreux parents et s’avère être un casse-tête pour les organisations sportives
L’incompréhension des parents au bord des terrains de sport. Pandémie oblige, ils ont l’interdiction d’assister aux compétitions de leurs enfants. Une règle fédérale, légèrement allégée par le canton du Jura, qui fait grogner dans la région. Que ce soit du football, de l’athlétisme ou encore du inline-hockey, les compétitions sportives des jeunes doivent se dérouler à huis clos alors que 100 personnes sont autorisées à assister à des matches professionnels. La situation interpelle. « Je trouve que c’est vraiment dommage pour nous et pour nos enfants », témoigne Mickaël, parent d’un jeune footballeur jurassien. Pour ne pas manquer les dribbles du junior, il faut alors un peu ruser : « On y va, mais on reste loin. On ne veut pas mettre le club dans des situations compliquées », ajoute Mickaël.
Le témoignage d'un parent de jeune footballeur
L’AJF ne « fera pas le gendarme »
Pour l’Association jurassienne de football (AJF), cela représente un véritable casse-tête. « C’est très compliqué à faire respecter », avoue Patrick Wäspe, président du comité de jeu de l’AJF. « Dans le Jura, les terrains sont ouverts, au bord d’une route, d’un champ. Donc, dès qu’un spectateur fait deux pas en arrière, il est sur la voie publique, sur un terrain privé et le club de foot ne peut plus intervenir ». L’AJF prône d’ailleurs la souplesse : « On soutient nos clubs, on les informe des décisions des autorités, mais on ne fera pas le gendarme », avertit Patrick Wäspe. /clo
Patrick Wäspe : « C’est très compliqué »
Cyprien Lovis commentera cette actualité mardi sur RFJ dans La p’tite phrase (8h20).









