Le Parlement veut raboter les effectifs de l’Etat

Les députés jurassiens ont accepté mercredi une motion du PDC qui demande une réduction d’au ...
Le Parlement veut raboter les effectifs de l’Etat

Les députés jurassiens ont accepté mercredi une motion du PDC qui demande une réduction d’au moins 3% du nombre d’EPT dans l’administration cantonale d’ici 2025

Le Parlement demande au Gouvernement de réduire le nombre d'EPT au sein de l'administration cantonale. (Photo: Georges Henz/archives). Le Parlement demande au Gouvernement de réduire le nombre d'EPT au sein de l'administration cantonale. (Photo: Georges Henz/archives).

Le Gouvernement jurassien devra couper dans les effectifs de l’administration cantonale. Le Parlement a approuvé mercredi, par 30 voix contre 28 et 2 abstentions, une motion du député PDC Stéphane Theurillat. Le vote s’est déroulé à bulletins secrets. Le texte demande au Gouvernement de réduire d’au moins 3% le nombre d’équivalents plein temps d’ici 2025. Cette baisse représente 29 EPT, selon le motionnaire. Ce dernier a été soutenu par les autres groupes de droite.

L’élu de Porrentruy a estimé qu’il était nécessaire de freiner l’augmentation régulière des effectifs. « Cette motion nous donne des opportunités pour réduire les charges financières de l’Etat à terme. On n’a pas le choix. Si on ne le fait pas, nous allons au-devant de gros problèmes financiers, d’une augmentation des impôts », nous a indiqué Stéphane Theurillat à l’issue du vote.

Stéphane Theurillat : « On s’attendait à un débat serré gauche-droite »

Sans surprise, la gauche s’est opposée, en vain, à la motion. Des députés ont estimé que cette volonté de réduire les EPT était une obsession pour certains groupes parlementaires. La socialiste Jelica Aubry-Janketic a indiqué que le nombre d’équivalents plein temps correspondait à un réel besoin et qu’il répondait souvent à des décisions prises par les chambres fédérales ou le Parlement jurassien. « Quelque part, on a aussi notre part de responsabilité dans la création de ces postes », a déclaré à RFJ la députée de Courtedoux. Cette dernière a précisé que la part des charges de personnel avait constamment diminué depuis 20 ans.

Jelica Aubry-Janketic : « On se focalise beaucoup trop sur le nombre d’EPT »

Le Gouvernement appelait au rejet de la motion. Il a demandé la transformation en postulat, mais Stéphane Theurillat a refusé de modifier son texte. La ministre des finances a déclaré que la réduction proposée n’était ni envisageable ni adéquate en cette période de crise sanitaire. « La fonction publique est largement sollicitée pour faire face au Covid-19. Le message sera certainement difficile à faire passer en cette période compliquée », nous a indiqué Rosalie Beuret Siess. La grande argentière a souligné qu’une telle réduction des EPT ne pourrait se faire sans biffer certaines prestations.

Rosalie Beuret Siess : « Le nombre d’heures supplémentaires ne cesse d’augmenter »

Le Parlement a également approuvé mercredi, par 29 voix contre 26 et 3 abstentions, un postulat de l’ancienne députée Pauline Queloz à ce sujet. Le texte demande au Gouvernement de faire l’inventaire de tous les postes de l’administration et d’indiquer au Parlement lesquels peuvent ne pas être repourvus en cas de départs naturels.

À noter que les deux motions concernant le système des annuités du personnel de l’Etat n’ont pas pu être traitées ce mercredi. Elles ont été reportées à la prochaine session parlementaire. /alr


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