Une Suisse sans pesticides serait « une chance pour l’agriculture »

Le comité jurassien de soutien à l’initiative qui veut interdire toute utilisation de pesticides ...
Une Suisse sans pesticides serait « une chance pour l’agriculture »

Le comité jurassien de soutien à l’initiative qui veut interdire toute utilisation de pesticides de synthèse dans le pays, ainsi que l’importation de denrées alimentaires qui en contiennent, a présenté ses arguments lundi

Des membres du comité jurassien de soutien à l’initiative populaire « Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse » ont présenté leurs arguments lundi. Des membres du comité jurassien de soutien à l’initiative populaire « Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse » ont présenté leurs arguments lundi.

L’initiative populaire « Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse » trouve des appuis dans la région. Le comité jurassien de soutien au texte qui veut interdire toute utilisation de pesticides dans le pays, ainsi que l’importation de denrées alimentaires qui en contiennent, a présenté ses arguments lundi à la Ferme des Romains à Courtemautruy. Il est composé de membres des Verts, du Parti socialiste et du CS-POP pour ce qui est du monde politique, ainsi qu'un d'un groupe de citoyens. L'initiative est aussi soutenue par la Fédération romande des consommateurs, Extinction Rébellion, Grands-Parents pour le Climat, Longo-Mai Montois, Pro Natura, Slow Food et Stop Roundup, notamment.

Alors que la majorité des agriculteurs, ainsi que la Fondation rurale interjurassienne appellent à voter « non », cette initiative n’est pas trop extrême selon le coordinateur du comité jurassien pour un « oui » Jean-Marc Comment, qui tend vers une agriculture qui respecte l’environnement et la santé : « L’agriculture suisse aura encore 10 ans pour s’adapter. Elle a déjà montré qu’elle en était capable, en diminuant de moitié l’utilisation de pesticides lors des 10 dernières années. Dans le Jura, 20% des exploitations sont biologiques, il n’y a pas de raison d’avoir autant peur de cette initiative, puisque nos agriculteurs sont déjà sur le bon chemin. Et le texte ne vise qu’une partie des produits phytosanitaires, il y aura encore la possibilité d’utiliser des engrais chimiques à l’avenir ».

« Il n’y a pas de raison d’avoir autant peur de cette initiative »

Selon les partisans du « oui », l’initiative qui veut également interdire l’importation de denrées alimentaires qui contiennent des pesticides poserait aussi des règles pour la base d’une concurrence loyale. Ils y voient l’opportunité de renforcer l’agriculture indigène et ne craignent pas davantage de tourisme d’achat pour une région frontalière comme le Jura. « Nous ne craignons pas une réduction de l’offre. Et en cas de hausse des prix, la population dispose d’une marge de manœuvre, notamment en réduisant le gaspillage alimentaire. Les circuits courts sont de plus en plus sollicités et ils n’engendrent pas forcément une augmentation des coûts, puisque la formation des prix dépend actuellemnt avant tout des intermédiaires et non pas des coûts de production », poursuit Jean-Marc Comment.

« Si l’agriculture suisse est sans pesticides, elle aura sa marque internationale »

Le comité jurassien de soutien à l’initiative populaire « Pour une Suisse sans pesticides de synthèse » ne donne, en revanche, aucun mot d’ordre concernant celle « Pour une eau potable propre et une alimentation saine ». Le peuple se prononcera le 13 juin. /emu


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