Une initiative pour « l’intérêt collectif »

Le comité de soutien jurassien à l’initiative en faveur d’une eau potable propre a présenté ...
Une initiative pour « l’intérêt collectif »

Le comité de soutien jurassien à l’initiative en faveur d’une eau potable propre a présenté lundi ses arguments devant la presse. Le peuple suisse devra se rendre aux urnes le 13 juin prochain

Certains villages du canton ont une eau qui contient trop de pesticides à son état brut. Certains villages du canton ont une eau qui contient trop de pesticides à son état brut.

Les Suisses se rendront aux urnes le 13 juin notamment pour se prononcer sur l’initiative « pour une eau potable propre et une alimentation saine ». Un comité jurassien de soutien à cette initiative a présenté lundi ses arguments en faveur du « oui ». Ce groupe est formé des Vert’Libéraux Jura, des Verts Jura, de Pro Natura Jura, de Slowfood, des Grands-Parents pour le climat, du groupe Longo maï, de Val Terbio, de la Cave Saint-Germain et des Mergats. L’objectif de cette loi est de réorienter les paiements directs vers une agriculture sans pesticide et sans antibiotique préventif tout en ayant un meilleur équilibre nutritif au sein des exploitations.


Rediriger les subventions

L’un des arguments principaux de ce comité est la question de la répartition des subventions. Selon le coordinateur du comité Paul Monnerat, le but de cette initiative est de « rediriger cet argent du contribuable vers les entreprises qui n’utilisent pas de pesticides ». Ainsi, les montants payés au travers des impôts « n’impacteraient pas de façon indirect le contribuable lui-même » ou plutôt sa santé « avec les conséquences de ces substances ».


Une initiative pour la collectivité

Pour le comité de soutien, il s’agit d’un problème de santé publique. Paul Monnerat met en avant le fait qu’il ne faut pas « penser aux intérêts individuels mais à l’intérêt public. Actuellement, il est clair que beaucoup de personnes gagnent leur vie avec l’agriculture. Cependant, « il faut prendre un peu de recul et penser aux générations futures ». Puisque selon le comité, si nous sommes dans notre situation actuellement, c’est à cause de pesticides « utilisés il y a plusieurs années ». « L’intérêt collectif doit donc primer sur l’individuel » selon Paul Monnerat. Ce dernier précise qu’actuellement, beaucoup de communes ont un taux de pesticides trop élevé dans l’eau. Elle doit donc être diluée pour la rendre potable et qu’elle soit dans les normes en vigueur. /lge

Paul Monnerat : « Il s’agit d’un problème de santé publique »


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