Une loi « antisociale, inefficace et coûteuse »

Un comité jurassien s’est formé pour s’opposer à la loi sur le CO2 soumise au peuple le 13 ...
Une loi « antisociale, inefficace et coûteuse »

Un comité jurassien s’est formé pour s’opposer à la loi sur le CO2 soumise au peuple le 13 juin

Trois membres du comité jurassien opposé à la loi sur le CO2 : Jacques-André Aubry, Philippe Rottet et Pauline Queloz (de gauche à droite). Trois membres du comité jurassien opposé à la loi sur le CO2 : Jacques-André Aubry, Philippe Rottet et Pauline Queloz (de gauche à droite).

La loi sur le CO2 dans le viseur d’un comité jurassien. Plusieurs personnalités politiques de droite et du centre (Pauline Queloz, Philippe Rottet, Yves Gigon, Jacques-André Aubry et Marcel Cuenin) se sont alliées pour s’opposer au texte qui sera en votation le 13 juin. Elles ont présenté leurs arguments ce lundi. L’objectif de la loi est de permettre à la Suisse de réduire de moitié ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 par rapport à 1990, notamment grâce à des taxes sur l’essence ou sur les billets d’avion. Le comité juge que le texte est raté.


La classe moyenne frappée de plein fouet

Le comité soutient qu’il se bat pour la classe moyenne, et en particulier pour la classe moyenne jurassienne. Selon lui, notre région serait particulièrement affectée par cette loi, car elle est périphérique. Du coup, nombreux sont les Jurassiens qui doivent utiliser leur voiture pour se rendre au travail. Jacques-André Aubry a évoqué, lundi, 8'000 pendulaires sur les routes. Pauline Queloz a parlé de « sacrifices financiers pas répartis équitablement » entre les régions helvétiques dans cette loi. L’ancienne députée taignonne a insisté sur la taxe sur les carburants qui se monterait à 12 centimes par litre, « énorme », selon elle. Par ailleurs, toujours d'après Pauline Queloz, la taxe sur les billets d’avion restreindrait la possibilité de voyager pour certaines catégories de personnes. Enfin, cette loi sur le CO2 pénaliserait à terme les locataires, d’après le comité. En effet, les propriétaires d’immeubles seraient appelés à investir beaucoup d'argent pour répondre aux futures normes. Ces coûts conséquents pourraient alors être répercutés sur les loyers, selon le comité.


La cible est ratée, un peu de patience

Les personnalités investies dans ce comité soulignent également que cette loi est « inefficace ». Elles affirment que les émissions de gaz à effet de serre de la Suisse sont très limitées à l’échelle mondiale. « C’est dans des pays comme l’Inde ou la Chine que la priorité doit être mise », a insisté Jacques-André Aubry. En guise de conclusion, Philippe Rottet a, lui, souligné que la population est bien consciente qu’il y a un problème climatique et qu’il faut « laisser un peu de temps ». Selon le député UDC, il faut faire confiance à la technologie qui apportera des solutions. /mle

La voiture, « un élément vital », selon Philippe Rottet


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