En mai, on ne fait pas ce qui nous plaît

Précipitations et fraîcheur caractérisent les conditions météorologiques ce mois-ci. Un courant ...
En mai, on ne fait pas ce qui nous plaît

Précipitations et fraîcheur caractérisent les conditions météorologiques ce mois-ci. Un courant d’ouest explique ce phénomène particulier pour un mois de mai. Explications d’un météorologue et réaction des agriculteurs jurassiens

Les précipitations seront plus importantes que la norme sur l'ensemble du mois de mai (photo: libre de droit). Les précipitations seront plus importantes que la norme sur l'ensemble du mois de mai (photo: libre de droit).

Si vous aimez vous endormir au son de la pluie, vous êtes servis : les précipitations sont nombreuses ce mois-ci dans la région. Moins réjouissant si vous avez prévu de profiter d’un week-end prolongé : les températures et l’ensoleillement sont inférieurs aux normes de saison. Décryptage d’un mois de mai à la météo particulière.


Pluie et froid

« En mai, fais ce qu’il te plaît » : un dicton à oublier cette année ! Le mois se terminera sur un excédent de précipitations par rapport à la norme, selon Vincent Devantay. « Rien d’extrême » non plus, tempère le météorologue chez MeteoNews. Les températures sont fraîches, environ 3 degrés en-dessous des normales de saison dans l’Arc jurassien. L’ensoleillement est lui aussi inférieur à la norme ce mois-ci, de plus de 50%, précise Vincent Devantay.


Retour du soleil pas avant juin

La persistance d’un courant d’ouest en provenance de l’océan Atlantique explique ces conditions humides et fraîches. Une situation rarement aussi longue au mois de mai, selon le météorologue. Ces conditions font une heureuse : la nappe phréatique qui se remplit. « Cela évitera de commencer l’été avec un déficit hydrique », se réjouit Vincent Devantay. Patience avant de retrouver des conditions ensoleillées, elles ne sont pas attendues avant la fin du mois. « En juin, de trois habits n'en garde qu'un » : ce dicton devrait ensuite se vérifier puisque les tendances annoncent un été chaud et sec.


Les agriculteurs en première ligne

Ces conditions retardent le travail dans les champs jurassiens et contrarient les agriculteurs. « On était content de voir l’eau arriver, mais maintenant il y en a plus qu’assez », résume Nicolas Pape, président d’AgriJura.

Les précipitations ne sont pas idéales pour les bêtes, en pâture à l’extérieur. La fraîcheur empêche la réalisation des semis de maïs et freine le développement des herbes et céréales, dans une période où la végétation « est à fond », s’inquiète Nicolas Pape. Des retards dans la saison agricole vont intervenir. Exemple : des herbages récoltés plus tard et donc plus vieux feront du fourrage de moins bonne qualité, pas optimal pour la production laitière. « C’est paradoxal : on pourrait à nouveau manquer d’eau dès fin juin », admet le président d’AgriJura. /mmi


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