Des initiatives « aux conséquences dramatiques »

Un comité jurassien en faveur du double non aux initiatives dites « anti-pesticides » a présenté ...
Des initiatives « aux conséquences dramatiques »

Un comité jurassien en faveur du double non aux initiatives dites « anti-pesticides » a présenté jeudi ses arguments. Le peuple se prononcera le 13 juin prochain

Le comité jurassien du 2x à présenté ses arguments. Le comité jurassien du 2x à présenté ses arguments.

« 2x non aux initiatives phytos extrêmes ». C’est ce que soutient un comité jurassien composé des partis PDC, UDC, PCSI et PLR ainsi que de diverses institutions de la région dont la Chambre d’agriculture jurassienne. Il a présenté jeudi matin ses arguments devant la presse pour dire « non » aux initiatives « pour une Suisse libre de pesticides de synthèse » et « pour une eau potable propre et une alimentation saine ». Ces textes ont pour but de supprimer, à terme, les pesticides de synthèse dans l’agriculture. Selon le comité, ces initiatives « sont extrêmes ». D’après lui, « elles visent une interdiction totale en très peu de temps alors que l’on n’a pas de solutions et de cadre pour le faire ».


Des initiatives qui ratent leur cible

Emilie Beuret, co-présidente de ce comité jurassien, affirme que les deux initiatives « ratent leur cible à différents échelons ». Actuellement, certaines productions « sont délicates comme les légumes ou encore la vigne ». Elles doivent donc utiliser « beaucoup de produits phytosanitaires ». Ces cultures « sortiront ainsi des paiements directs et ne seront donc plus concernées par la première initiative ». Dans un second temps, Emilie Beuret précise également « que nous devrons importer massivement des produits pour nous nourrir ». Ces denrées seront donc « beaucoup plus difficiles à contrôler ». Pour elle, il sera « impossible de garantir au consommateur » la quantité de pesticides utilisée.

Emilie Beuret : « Les deux initiatives ratent leur cible à plusieurs échelons »

Une Suisse sans pesticide : inimaginable

Emilie Beuret pense que « nous ne pouvons pas sortir des produits phytosanitaires ». Selon elle, « faire sans ces pesticides reviendrait au même que vivre sans médicament ». Elle ajoute qu’il y a « des problèmes qui ont besoin de solution autant pour l’homme que pour les plantes » et, par conséquent, la réflexion est de savoir s’il est mieux de faire sans ou de se fixer des normes strictes à respecter. Le co-président et conseiller aux Etats jurassien, Charles Juillard, est quant à lui convaincu que si ces initiatives sont acceptées, « il y aura beaucoup moins d’agriculteurs d’ici une dizaine d’années ». Un avis partagé par l’ensemble du comité. /lge

« On ne peut pas sortir totalement de ces produits »


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