Malgré les subventions cantonales pour changer de chauffage, le « rouge » ne va pas encore disparaître selon les fournisseurs. Mais ils doivent tout de même s’adapter aux nouvelles normes écologiques
La pompe à chaleur est à la mode ! Il suffit de jeter un œil aux feuilles officielles des communes pour s’en rendre compte : les propriétaires sont toujours plus nombreux à se débarrasser de leur citerne à mazout. Les subventions cantonales dans ce but y sont pour quelque chose. Du côté du Jura, en plus de ces aides, une loi impose aux propriétaires de répondre à des normes écologiques. Résultat : le canton est victime du succès de ces mesures, et a dû placer plusieurs propriétaires sur liste d’attente, comme l’explique Pierre Brulhart, chef de la section de l'énergie du canton du Jura :
Dans le canton de Berne, les propriétaires pouvaient recevoir un forfait de 10’000 francs pour remplacer leur chauffage. Mais ce système a rapidement dû être revu à la baisse, notamment en raison du référendum sur la Loi sur l’énergie de 2019. Jean-Luc Juvet, conseiller en énergie pour le Jura bernois :
Dans le Jura, 250 à 300 personnes ont profité des subventions chaque année depuis 2017, pour environ 3 millions de francs par an. Dans le canton de Berne, 2’000 personnes ont reçu des soutiens chaque année depuis 2017, pour un total d’environ 60 millions de francs.
Le « rouge » a encore un avenir
Cette augmentation des demandes pour un système de chauffage sans énergies fossiles force les fournisseurs de la région à s’adapter. Mais pour eux, le mazout n’est pas près de disparaître. L’entreprise Mérillat SA à Malleray a investi dans les pellets, mais plutôt pour compléter son offre. Selon Julie Noirjean-Mérillat, la responsable des ventes, il n’est pas toujours possible de se passer du « rouge », pour des raisons financières ou techniques :
Un avis partagé par Claude Jubin, directeur de Jubin Frères à Porrentruy. Lui ajoute que les solutions qui combinent énergies fossiles et renouvelables font leur chemin, tout comme des carburants plus propres.
L’entreprise Faivre Energie, à Delémont, est quant à elle est active dans plusieurs domaines, dont les pompes à chaleur et les pellets, mais il restera toujours quelques clients pour le mazout, selon le directeur Sébastien Faivre :
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