En mars 2019, la boulangerie des Reussilles était la cible d’un braquage au milieu de la nuit. Trois jeunes hommes ont été interpellés après les faits, deux mineurs et un jeune adulte. Ce dernier comparaît depuis mercredi matin devant les juges à Moutier - les autres faisant l'objet d'une procédure au tribunal des mineurs. Il affirme avec force qu’il n’était pas dans le coup cette nuit-là. Pour lui, ses amis l’ont dénoncé, peut-être pour couvrir un complice. Un coup de couteau dans le dos en somme, c’est ce qu’a encore défendu le jeune homme mercredi matin devant le Tribunal régional Jura bernois-Seeland à Moutier. Il produit des bribes de preuves, des alibis, mais la juge Maryvonne Pic-Jeandupeux s’est montrée perplexe, tout comme le procureur. Le problème, c’est que les déclarations des autres larrons se recoupent, et le risque de collusion est minime puisqu’ils sont incarcérés dans des prisons différentes.
Couteaux et pistolets de soft air
Mais revenons sur les faits. Cette nuit du 7 mars 2019 vers 3h du matin, trois complices ont fait irruption masqués dans le laboratoire de la boulangerie des Reussilles avec couteaux et pistolets de soft air. Seul un employé était présent. Il a d’abord cru à une blague en période de carnaval, jusqu’à ce qu’on lui colle une imposante lame sous la gorge. Les braqueurs ont finalement filé avec environ 10'000 francs de butin. C’est deux semaines plus tard que la police annonçait l’arrestation de plusieurs suspects. Certains n’en sont pas à leur coup d’essai, on leur reproche aussi des braquages du côté du Landeron et de Villeret.
Famille sous le choc
La victime du braquage des Reussilles était présente mercredi matin. Le boulanger a avoué qu’il était encore anxieux lorsqu’il travaille seul la nuit. Sa femme et ses enfants aussi ont été et sont encore choqués par ces événements. Mais il faut aller de l’avant. Le père de famille a simplement demandé aux jeunes auteurs d’assumer leurs actes.
Les plaidoiries auront lieu ce jeudi. Le jugement sera rendu au début du mois de juin. Une des grandes questions sera de définir s'il s'agit d'un brigandage simple ou d'un brigandage qualifié. Une nuance qui peut considérablement changer la mesure de la peine, pour autant qu'une condamnation soit prononcée. /oza








