La formation des apprentis cuisiniers a été perturbée par la fermeture des restaurants. Certains ont dû trouver des alternatives comme travailler dans des cantines, des cliniques ou encore des boucheries pour continuer de pratiquer
La crise sanitaire impacte la formation des jeunes cuisiniers. La pandémie de coronavirus a obligé les restaurateurs à fermer leurs établissements durant plusieurs mois avant de rouvrir leurs portes la semaine dernière. Les apprentis n’ont donc pas pu pratiquer leur métier de manière normale.
Jean-Marc Soldati : « Pour ces jeunes, cette période a été angoissante »
Des stages pour continuer de pratiquer
Les responsables des restaurants de la région ont donc dû trouver des alternatives pour permettre à leurs jeunes cuisiniers de garder la main. C’est le cas de Jean-Marc Soldati, chef de cuisine du restaurant du Cerf à Sonceboz. Il a placé ces deux apprentis à différents endroits. Le premier à exercé dans des cliniques, des hôtels de stations mais aussi dans une boucherie. Le second a lui eu l’occasion de fréquenter d’autres établissements de restauration mais aussi une cantine scolaire. Une situation difficile puisque toutes les cuisines fonctionnent différemment.
A la recherche d’un rythme perdu
Le plus difficile dans cette situation, c’est la perte du rythme. En effet, en temps normal, les cuisiniers travaillent dans le stress avec la pression des commandes à livrer à temps. Or, durant cette période, ce rythme a été perdu. Jean-Marc Soldati souligne que ce n’est pas la même chose de cuisiner pour sa famille et ses amis que de le faire de manière professionnelle. Il s’agit donc d’un apprentissage que les jeunes cuisiniers doivent faire aussi. Cet aspect-là se fait ressentir chez ses deux apprentis. Mais il ajoute que « tout le monde est un peu engourdi ». Il va donc falloir se remettre dans le bain et bien encadrer les apprentis pour qu’il puisse tout de même terminer au mieux leur formation. /lge









