La Section d’archéologie et paléontologie de l’Office de la Culture s’intéresse aux travaux de la rue Joseph Trouillat à Porrentruy. Les ingénieurs qui s’occupent du renouvellement des conduites sous-terraines et de la réfection de la rue bruntrutaine sont tombés sur des vestiges médiévaux. Un ancien rempart et la fondation d’une tour ont notamment été mis au jour. Ces découvertes étaient prévisibles, selon les archéologues. Les anciens plans de la ville relevés à partir de 1752 prouvent que la rue Trouillat a été réalisée à la fin du 19e siècle, soit après le démantèlement du rempart médiéval. Ce dernier est actuellement en phase de dégagement. « Il était facilement identifiable », selon Robert Fellner, archéologue cantonal, puisqu’il s’agit d’une « construction en ligne droite ».
Par contre, la nature précise d’autres vestiges est parfois plus difficile à saisir. C’est notamment le cas de la fondation d’une tour, d’un diamètre de 4,8m. Elle figure sur le plan de 1752, mais sa datation et sa fonction précise restent à déterminer. Cette tour est accolée à un bâtiment. Robert Fellner pense qu’elle aurait pu abriter un escalier, ou qu’elle avait peut-être une fonction défensive. La poursuite des travaux le révèlera sans doute.
D’autres éléments pourront probablement encore être documentés. Les archéologues pensent trouver un grand fossé en-dehors de l’enceinte fortifiée. /comm-cto-nmy










