Remobilisées car « quasiment rien n’a bougé »

Elles étaient environ 300 femmes, avec quelques hommes, à manifester lundi soir dans les rues ...
Remobilisées car « quasiment rien n’a bougé »

Elles étaient environ 300 femmes, avec quelques hommes, à manifester lundi soir dans les rues de Delémont deux ans après la vague violette. Inégalité salariale et retraite à 65 ans sont les principales raisons de la colère

Le cortège s'est d'abord massé Place de la gare à Delémont avant de prendre la direction de la vieille ville. Le cortège s'est d'abord massé Place de la gare à Delémont avant de prendre la direction de la vieille ville.

Deux ans jour pour jour après la vague violette de 2019, le mouvement féministe s’est à nouveau mobilisé dans les rues de Delémont, et de toute la Suisse. Elles étaient environ 300 femmes, avec quelques hommes, à manifester hier soir dans les rues de la capitale jurassienne pour défendre la condition féminine à l’appel de l’Association interjurassienne Grève des femmes. Deux ans plus tard, l’égalité salariale figure toujours en tête des revendications. Si l’acceptation d’un principe d’égalité salariale dimanche dernier par plus de 88% des jurassiens votants est vu comme un « petit rayon de soleil » par la présidente du mouvement Danielle Siegfried, « rien ou presque n’a bougé » au quotidien selon la plupart des manifestantes. 

Reportage

La retraite à 65 ans attise la colère

Pire, le relèvement de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans décidé la semaine dernière par les chambres fédérales a encore soufflé sur les braises de la colère. Sans oublier les violences sexistes et sexuelles qui selon elles ne faiblissent pas dans les statistiques. Le cortège, réuni pour le départ place de Delémont, a dénoncé cette situation poings levés lors d’une minute de silence. Sous les « solidarités avec les femmes du monde entier », les manifestants ont battu le pavé en direction de la vieille ville pour rejoindre la Place Valentine Friedli, tout un symbole. Si la mobilisation n’a, logiquement, de loin pas été aussi forte qu’il y a deux ans, le flot des revendications ne semble pas près de s’essouffler. /jpi


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