La place de l’enfant dans les séparations conflictuelles peut être améliorée. C’est à partir de ce constat que l’association jurassienne pour la coparentalité a décidé d’organiser un forum ce jeudi à Delémont. Il a réuni une soixantaine de professionnels et d’invités. L’idée de l’AJCP, active dans le Jura, le Jura bernois et à Bienne, était de pouvoir dégager des pistes pour permettre aux enfants de moins souffrir. Président de l’association, Patrice Baume a constaté une amélioration ces dernières années. « Depuis l’arrivée de l’autorité parentale conjointe, les mentalités ont évolué », dit-il. Mais pour l’AJCP, est venu de « se reposer la question de ce qu’on peut faire pour ses enfants pris en otage dans les situations conflictuelles ».
Pas les moyens d’agir
Parmi les pistes évoquées jeudi, il a été question du modèle de Cochem. Ce principe venu d’Allemagne est au cœur d’une expérience pilote en Valais. Il consiste à « mettre les parents en face de leurs responsabilités, d’abord envers l’enfant avant la situation de séparation », explique Patrice Baume. Si cette piste a été évoquée, l’AJCP ne pourra pas la développer seule. « Ce n’est pas notre rôle. On reste une association non professionnelle », lance le président. Il espère que ce forum puisse faire réfléchir le monde professionnel. /msc










