Attaques de buses : ça peut faire mal !

Plusieurs marcheurs, coureurs ou cyclistes ont été victimes d’attaques de rapaces ces derniers ...
Attaques de buses : ça peut faire mal !

Plusieurs marcheurs, coureurs ou cyclistes ont été victimes d’attaques de rapaces ces derniers jours dans la région. Il s’agit d’un phénomène périodique bien connu de l’Office de l’environnement

Des buses protègent certains nids dans la région, parfois avec velléité... (photo libre de droits) Des buses protègent certains nids dans la région, parfois avec velléité... (photo libre de droits)

Sportifs ou promeneurs font parfois des rencontres dont ils se passeraient volontiers sur les chemins jurassiens. Des buses s’attaquent aux passants sur certains secteurs pour protéger leur territoire et leurs petits qui sont nés dernièrement. Face à la menace représentée par l’être humain, certains rapaces réagissent violemment, se précipitent sur les promeneurs ou les sportifs par surprise en leur assénant des coups de becs ou de serres. D’après le garde-faune cantonal, Didier Hulmann, ce sont les joggeurs qui sont le plus attaqués, sans pour autant pouvoir expliquer ce phénomène. Ces attaques de buses peuvent occasionner des blessures, d’autant qu’elles surprennent la plupart des victimes et qu’elles peuvent être violentes, d’après les témoignages que nous avons recueillis. Le vététiste jurassien Bruno Vitali a été touché dernièrement. Il a été blessé à l’arrière du crâne par les serres de l’animal et a accepté de nous livrer son témoignage.

Bruno Vitali : « Un gros impact sur l’arrière de la tête »

Phénomène connu et périodique

L’Office jurassien de l’environnement reconnaît qu'il a reçu plusieurs coups de téléphone en lien avec ce phénomène. Cela l’a d’ailleurs incité à placer des panneaux d’avertissement dans le secteur de la Haute-Borne, à Delémont, suggérant aux utilisateurs d’emprunter un autre itinéraire. D’après le garde-faune cantonal, la période de nidification peut commencer entre mars et mai. Les petits sont notamment couvés pendant un mois, avant de se préparer pour leur envol. Didier Hulmann estime donc que les troubles occasionnés devraient bientôt être terminés dans la région. Selon lui, les attaques de buses peuvent intervenir chaque année, à des endroits différents, tant en forêt qu’en milieu découvert. Il confirme en tout cas que la population de buses « se porte bien » dans le Jura. /mle

Voici le panneau affiché par l'Office de l'environnement sur les hauteurs de Delémont. Voici le panneau affiché par l'Office de l'environnement sur les hauteurs de Delémont.


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