Les pâturages des Franches-Montagnes ont souffert de la grêle

De nombreux herbages pas encore fauchés ont été couchés, certains broyés, par les averses de ...
Les pâturages des Franches-Montagnes ont souffert de la grêle

De nombreux herbages pas encore fauchés ont été couchés, certains broyés, par les averses de grêles lundi

Une pâture de Laurent Gerber, couchée par la grêle. Une pâture de Laurent Gerber, couchée par la grêle.

Les cultures et pâturages de la région ont souffert des intempéries ces dernières heures. Particulièrement aux Franches-Montagnes où des averses de grêles ont touché hier des herbages qui n’étaient pas encore fauchées, notamment la partie sud du relief autour du Peuchapatte, Les Bois, Le Noirmont et Les Breuleux. Laurent Gerber, agriculteur aux Genevez, était dans son tracteur lorsque les grêlons ont commencé à tomber. « En dix minutes, il y avait dix centimètres de grêle autour du tracteur. C’était très violent, ça faisait un bruit chaotique dans la cabine. C’était de la grêle comme j’en ai rarement vu ces dernières années », raconte Laurent Gerber.


« Si on en récupère 50%, on peut s’estimer heureux »

Ce déluge de glace semble avoir été encore plus intense au Cerneux-Veusil avec des grêlons de 2 à 3 centimètres de diamètre. Paul-Henri Jobin, agriculteur aux Bois, y a une pâture qui n’était pas encore fauchée. « Les près sont totalement à plat, on a l’impression qu’un rouleau compresseur est passé dessus. Tout le fourrage est couché, et même déchiqueté à certains endroits », se désole l’agriculteur. Laurent Gerber déplorait aussi ce mardi matin six hectares de pâtures à plat. Tenter de récupérer cette herbe ne sera pas une mince affaire. « On a déjà eu des orages où le fourrage est légèrement plié et on arrive alors à le faucher facilement. Mais là, c’est vraiment plat. Il faudra essayer de tout faucher dans le même sens, mais d’abord attendre que cela sèche bien. Si on en récupère 50%, on peut s’estimer heureux », souffle-t-il.

Paul-Henri Jobin : « Il faudra pallier ce manque, d'une manière ou d'une autre »

D’autant plus que les prévisions météo de ces prochains jours ne sont pas des plus encourageantes, avec le risque que l’herbe au sol finisse par pourrir et ne soit totalement perdue sachant que les herbages ne sont que très rarement assurés par les agriculteurs. Un peu plus bas, des dégâts ont été constatés sur des cultures dans la Vallée de Delémont autour de Develier et Courtételle. Didier Parrat, agriculteur à Bourrignon, a relevé de nombreux impacts sur les épis et tiges des céréales. /jpi

Le sol jonché de grêlons chez Didier Parrat à Bourrignon. Le sol jonché de grêlons chez Didier Parrat à Bourrignon.


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