Hommage aux femmes au home de Bassecourt

Trois résidents du home Claire-Fontaine de Bassecourt ont mis sur pied une exposition consacrée ...
Hommage aux femmes au home de Bassecourt

Trois résidents du home Claire-Fontaine de Bassecourt ont mis sur pied une exposition consacrée au cinquantenaire du droit de vote des femmes. Une manière de montrer que les personnes âgées ont encore leur mot à dire en politique

C'est Mathilde, jeune animatrice en formation, qui a eu l'idée de réaliser une exposition sur le droit des femmes, en collaboration avec des résidents du home de Bassecourt. Ici Anne-Marie, Germain et Yolande. C'est Mathilde, jeune animatrice en formation, qui a eu l'idée de réaliser une exposition sur le droit des femmes, en collaboration avec des résidents du home de Bassecourt. Ici Anne-Marie, Germain et Yolande.

A l’occasion du cinquantenaire du droit de vote des femmes, quelques résidents du home Claire-Fontaine de Bassecourt ont décidé d’élever leurs voix. Aidés d’une animatrice, ils ont préparé pendant plusieurs mois une exposition, qu’ils dévoilent ce samedi au sein de l’institution. Un vernissage est prévu en présence des ministres jurassiennes et des proches des résidents. Le travail restera affiché deux mois environ dans l'EMS.


Hommage à toutes les femmes

Dans leur exposition, Anne-Marie, Yolande et Germain rendent hommage à toutes les femmes : les jeunes, les moins jeunes, les travailleuses, les bénévoles, les filles, les mères, les grands-mères... Derrière ce projet social, il y a aussi une dimension plus politique. Mathilde, jeune animatrice socio-culturelle en formation, a souhaité rendre leur voix aux personnes âgées : « Le but de ce projet, c’était de montrer que les personnes âgées ont encore une parole et qu’ils ont de bonnes idées. » Parmi ces bonnes idées, il y a celle de Germain. Poète depuis son adolescence, il a écrit quelques textes pour cette exposition, sous le pseudo Frérot de la Racine.

« A nos généreuses bénévoles », un poème de Frérot de la Racine

Anne-Marie, quant à elle, a interviewé les deux ministres jurassiennes, Rosalie Beuret-Siess et Nathalie Barthoulot, pour qu’elles lui parlent de leur quotidien : « J’ai été étonnée de voir tout le travail qu’elles ont, et puis à quel point elles se défendent pour justement rester femme ! », a expliqué la résidente.

Enfin, Yolande a fabriqué des guirlandes en papier, à l’effigie des résidentes. Pour elle, qui adore bricoler, c’était évident de participer à cette exposition, parce que le thème l’a inspirée  : « En 1971 nous les femmes on n’avait pas encore le droit de vote ! Ca fait longtemps qu’on dit que ça prend trop de temps, pour l’égalité hommes-femmes, pour l’égalité salariale… Et pourquoi est-ce qu’on ne veut pas de femmes dans l’Eglise ? Moi je regrette, il y a de la place pour tout le monde ! »


Lancer le débat

Ce projet, comme l’a voulu Mathilde, a permis aux résidents de s’engager -à leur échelle- et de partager leurs points de vue. Pour Mathilde, il est essentiel que les personnes âgées puissent encore s’exprimer : « J’ai l’impression que c’est une population un peu oubliée. La jeunesse est beaucoup montrée, elle fait des projets, c’est génial ! Mais les personnes âgées sont un peu mises de côté, et on oublie qu’il y a tout un vécu derrière, qu'elles ont beaucoup de choses à nous apporter… » En plus de libérer la parole, cette exposition doit donc aussi permettre l’échange entre générations. Enfin, les trois participants espèrent que cette exposition éveillera les autres résidents, que des questions seront posées... De quoi lancer le débat. Parce qu’il n’y a pas d’âge pour s’engager. /cto


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