Le conseiller national UDC bernois Albert Rösti a été élu sans soucis à la présidence de la Fédération suisse du cheval franches-montagnes mais la Jurassienne Chantal Pape-Juillard n’a pas été reconduite au comité
La FSFM passe en mains bernoises. La Fédération suisse du cheval franches-montagnes sera bel et bien présidée par Albert Rösti. Le conseiller national UDC bernois a été élu mardi après-midi par acclamation lors de l’assemblée des délégués qui s’est tenue à la Halle-Cantine du Marché-Concours, à Saignelégier. L’ancien président de l’UDC Suisse était le seul candidat en lice et personne ne s’est présenté contre lui à la dernière minute. Le profil d’Albert Rösti, en tant qu’UDC bernois, pourrait faire grincer quelques dents dans le canton du Jura mais l’homme s’est présenté en rassembleur. Albert Rösti a ainsi préféré être élu sans être combattu et nous livre sa réaction ainsi que sa vision de sa fonction et ses priorités :
La présidence de la FSFM était occupée depuis 12 ans par une personnalité jurassienne avec les mandats successifs de Bernard Beuret puis de Jean-Paul Gschwind.
Coup de théâtre pour le renouvellement du comité
L’élection du comité de la FSFM a, en revanche, donné lieu à une surprise. Les mandats de trois membres devaient être renouvelés en bloc mais le syndicat de Bellelay a demandé un vote nominal à bulletins secrets. La Jurassienne Chantal Pape-Juillard a recueilli 58 suffrages. Il ne lui a manqué qu’une voix pour être réélue. C’est manifestement pour des questions personnelles que la Jurassienne n’a pas été reconduite. Claude Boillat, le président de la FJEC, la Fédération jurassienne d’élevage chevalin, ne parle toutefois pas directement de règlement de comptes :
Chantal Pape-Juillard occupait la fonction de deuxième vice-présidente du comité. La FJEC devra ainsi proposer un nouveau membre jurassien qui devra être élu lors de la prochaine assemblée de la FSFM pour compléter le comité.
Chantal Pape-Juillard a réagi au résultat avec dignité. « Je m’en vais mais je vous demande de ne pas oublier ce que j’ai fait de bien pour la FSFM », a déclaré l’Ajoulote devant les délégués. Chantal Pape-Juillard a également fait référence à « l’affaire Cartoon du padoc qui lui colle à la peau », du nom de son étalon qui avait remporté la sélection 2020 avant d’être disqualifié lors du test en station au Haras national d’Avenches pour une marque blanche sur une patte. « Je me suis souvent trouvé entre l’enclume et le marteau dans le comité et vous m’avez fait comprendre où était ma place », a conclu la Jurassienne.
Un éventuel apport de sang étranger
L’assemblée de la FSFM a refusé deux propositions qui visaient à amener du sang étranger dans la race indigène de Suisse et qui venaient des associations zurichoises et neuchâteloises. Les délégués n’ont toutefois pas complètement fermé la porte à cette idée. Ils ont ainsi décidé de mandater le comité pour élaborer et présenter un programme de croisement complet et détaillé dans les deux prochaines années. Les délégués ont également choisi d’adhérer à la Fédération suisse d’élevage chevalin mais ils préféré rester membre partiel – plutôt que membre à part entière – de la Fédération suisse des sports équestres.
L’assemblée a, enfin, permis à la future nouvelle gérante de la FSFM, Pauline Queloz, de se présenter. La Taignonne, ancienne députée au Parlement jurassien, entrera en fonction le 1er octobre prochain en remplacement de Marie Pfammater. /fco










