Les antiséparatistes déçus, mais tournés vers l'avenir

Le vote du 28 mars à Moutier laisse des traces chez les militants antiséparatistes, ils l'ont ...
Les antiséparatistes déçus, mais tournés vers l'avenir

Le vote du 28 mars à Moutier laisse des traces chez les militants antiséparatistes, ils l'ont répété dimanche lors de la Fête de Mont-Girod. Mais tous entrevoient un avenir positif pour le Jura bernois

La traditionnelle Fête de Mont-Girod a eu lieu du 9 au 11 juillet. Dimanche, environ 150 militants ont écouté les nombreux discours sous la tente. La traditionnelle Fête de Mont-Girod a eu lieu du 9 au 11 juillet. Dimanche, environ 150 militants ont écouté les nombreux discours sous la tente.

Des discours entre amertume et enthousiasme. C'est ainsi que l'on pourrait décrire la partie officielle de la Fête de Mont-Girod, dimanche après-midi dans les pâturages situés non loin de Champoz. La traditionnelle manifestation antiséparatistes, qui a eu lieu sur trois jours, a été l'occasion de revenir sur le vote du 28 mars à Moutier, un scrutin lors duquel une majorité de Prévôtois a décidé de rejoindre le canton du Jura. Ce choix, les nombreux orateurs l'ont regretté amèrement. Les anciens élus prévôtois Patrick Tobler et Patrick Roethlisberger ont d'ailleurs continué de le remettre en question, dénonçant un « vol commis par des habitants venus du Nord » et donc des « mouvements de population anormaux ». Le nouveau président de l'UDC bernoise Manfred Bühler a lui parlé d'une « erreur historique », tout en affirmant qu'à ses yeux, « le départ de Moutier n’est pas encore acquis ».


« Le Jura bernois a toutes les cartes en main »

Cette peine ressentie après la défaite du 28 mars a toutefois été contrebalancée par des messages résolument optimistes. Pour le représentant de l'UDF Marc Früh, la Question jurassienne a trop longtemps pesé sur le développement du Jura bernois. Il a appelé tous les habitants à se concentrer désormais sur la promotion de la région. Une confiance en l'avenir qu'ont également mis en avant Manfred Bühler et le conseiller d'Etat Pierre Alain Schnegg. « Le Jura bernois a toutes les cartes en main pour rayonner et pour jouer un rôle de moteur dans notre beau canton », a insisté ce dernier, tout en assurant que les autorités bernoises étaient prêtes à aller de l'avant rapidement pour « faire entrer la Question jurassienne dans les livres d’histoire ». La députée UDC Anne-Caroline Graber a également exprimé son souhait d'avancer malgré le cas Moutier. Un départ qui peut être selon elle l'occasion d'une remise en question :

« J’espère que les promesses jurassiennes seront respectées »

Tant le groupe sanglier que Force démocratique (FD) l’ont clamé haut et fort : ils ne lâcheront plus de terrain à la cause autonomiste. Pas question de dissoudre les mouvements pour l'heure. Le cas de Belprahon prouve selon eux que la Question jurassienne est close, mais seulement en théorie. « Restons sur nos gardes », une phrase qui a souvent été entendue dimanche à Mont-Girod. C’est d'ailleurs l’avis du vice-président de FD, le Prévôtois Patrick Roethlisberger :

« Force démocratique ne cédera pas »

En finalité, l'idée de s'unir et de s'engager pour la région a pris le pas sur les discours de lutte. Avancer ensemble pour s'affirmer en tant qu'entité forte et reconnue. Aussi face au canton de Berne et à Bienne quand cela sera nécessaire. /oza


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