La forêt jurassienne revit grâce à la pluie

Les récentes précipitations refont une santé aux forêts jurassiennes après les sécheresses ...
La forêt jurassienne revit grâce à la pluie

Les récentes précipitations refont une santé aux forêts jurassiennes après les sécheresses qui avaient particulièrement touché les forêts d’Ajoie. La menace du bostryche est également freinée

Les importantes précipitations font revivre les forêts du canton. (Photo : archives / jura.ch). Les importantes précipitations font revivre les forêts du canton. (Photo : archives / jura.ch).

Les importantes précipitations de ces dernières semaines apportent un répit à la forêt jurassienne menacée de dépérissement en raison des périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes. La météo pluvieuse a également freiné la pullulation des bostryches.

Il y a deux ans, le canton du Jura affichait un ton pour le moins alarmiste face au dépérissement du hêtre, considérant même la situation comme une catastrophe forestière au sens de la loi. Les dégâts à la forêt, en particulier en Ajoie, étaient liés à la sécheresse exceptionnelle de 2018.

Aujourd'hui, la situation est bien meilleure. « On est plutôt content de cette météo, c'est un répit bienvenu », explique à Keystone-ATS Mélanie Oriet, responsable du domaine forêts et dangers naturels à l'Office de l'environnement du canton du Jura. « Les arbres, et en particulier leurs systèmes racinaires, peuvent se refaire une santé ».

Les arbres ne doivent pas puiser dans leurs réserves, au contraire ils peuvent en faire et même disposer d'une certaine marge si de nouvelles périodes de sécheresse devaient survenir. Si tel devait être le cas jusqu'à l'automne, Mélanie Oriet explique que ce serait certes un stress pour les écosystèmes mais que ça ne serait pas trop problématique, puisque beaucoup d'eau a été stockée dans les racines et les sols.  La forêt est plus verte que les dernières années, ajoute encore Mélanie Oriet.


Coup dur pour le bostryche

Une autre menace qui pesait sur la forêt jurassienne semble être du moins provisoirement freinée : celle des populations de bostryches, aussi appelées scolytes. « Les bostryches redoutent une météo humide et fraîche. Ils volent moins et se reproduisent moins », souligne la responsable du domaine forêts et dangers naturels.

Il y a donc moins de foyers récents de cet insecte ravageur. Un résineux peut dépérir dans les deux à trois semaines après que les scolytes ont commencé à se développer sous l'écorce. /ATS-gtr-ech


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