Vingt-sept mois de peine privative de liberté dont douze mois fermes et une expulsion du territoire pour sept ans. Le verdict est tombé jeudi matin au Tribunal régional Jura bernois-Seeland à Moutier. L’homme, jugé depuis lundi, a notamment été reconnu coupable d’escroquerie et de faux dans les titres.
Un homme « foncièrement malhonnête », c’est ainsi que la juge a décrit l’accusé qui lui faisait face. Elle a également déploré le manque de regrets du prévenu. Le cinquantenaire a durant plusieurs années perçu l’aide sociale alors qu’il était engagé ponctuellement via des entreprises de placement. Il n’annonçait ses rentrées d’argent que de manières partielle et occasionnelle. En étant coopératif, il a réussi à endormir la méfiance des services sociaux, selon la juge. Pour le tribunal il a même été astucieux. Mardi, l’avocat du prévenu avait estimé que les services sociaux n’avaient pas fait preuve de toute la diligence qu’on pouvait attendre d’eux. Au contraire, la juge est d’avis qu’ils ont fait leur travail. Par ailleurs, le tribunal a estimé que le renvoi du prévenu en République démocratique du Congo, dès qu’il sortira de prison, ne présentait pas de danger pour lui puisqu’il s’est rendu dernièrement à plusieurs reprises en Afrique.
Placé en détention directement après le jugement, le prévenu peut encore faire appel. /sbo









