Les moissons donnent du grain à moudre

Les récoltes de céréales dans le Jura sont compliquées partout cette année à cause de la météo ...
Les moissons donnent du grain à moudre

Les récoltes de céréales dans le Jura sont compliquées partout cette année à cause de la météo de l’été mais la qualité et la quantité diffèrent selon les régions

Le soleil a mis du temps à briller sur les champs jurassiens cet été (ici à Develier). (Photo: archives) Le soleil a mis du temps à briller sur les champs jurassiens cet été (ici à Develier). (Photo: archives)

L’Ajoie s’en sort sans flamber alors que la Vallée de Delémont tire la langue. Les moissons sont difficiles cette année pour les agriculteurs et les centres de récoltes de la région, la faute à la météo.

En Ajoie, le responsable du secteur agricole pour Landi Arc Jura, Joseph Girardin, estime que ce n’est pas la catastrophe mais que cela reste très compliqué notamment du point de vue organisationnel : « Les agriculteurs ont été très stressés. Quand le grain était sec, c’est le sol qui était impraticable ! ». C’était aussi un casse-tête pour les propriétaires de moissonneuses batteuses et les centres collecteurs qui ne connaissaient pas la quantité qui allait arriver. Jusqu’à présent, « 20 à 25% du blé est déclassé », selon Joseph Girardin, c’est-à-dire qu’il ne sera pas panifiable. Le responsable remarque aussi que la qualité et la quantité sont plus faibles que d’habitude avec un rendement d’environ 20% en moins qu’une année normale.


« C’est une année très difficile. »

Dans la Vallée de Delémont, le Moulin de Vicques a encore beaucoup à récolter, notamment depuis les Franches-Montagnes mais le directeur donne déjà la tendance : « C’est une année très difficile ». La question principale est à présent de connaître la qualité de ce qui arrivera encore, selon Didier Charmillot. Il compte pour l’instant 30 à 40% de blé déclassé et la quantité d’épeautre germée est plus grande que celle non germée.

Didier Charmillot note par exemple que la vallée a plus souffert de la germination que la plaine de Bellevie entre Vicques et Courroux ou que le Val Terbi, par contre plus touché par les orages. Si les agriculteurs vont subir un manque à gagner, le directeur des installations de Vicques assure qu’il y aura assez de céréales pour le moulin et les farines locales.

La météo est bien sûr à blâmer. Les pluies ont retardé les récoltes d’une dizaine de jour dans le district. « C’est ce qui fait une partie de la différence avec l’Ajoie qui a habituellement quelques jours de retard par rapport au district delémontain », dit Joseph Girardin depuis Alle. Les grains ont donc moins eu le temps de germer en Ajoie. /lbe


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