« Une question de droit civil qui n’a rien à voir avec la morale »

Un comité interpartis jurassien a organisé une conférence de presse jeudi pour appeler la population ...
« Une question de droit civil qui n’a rien à voir avec la morale »

Un comité interpartis jurassien a organisé une conférence de presse jeudi pour appeler la population à accepter le mariage pour tous

De gauche à droite : Ludovic Morel (PCSI), Céline Robert-Charrue Linder (Les Verts), Didier Receveur (Vert'libéraux Jura), Christophe Chaignat (Juragai), Guite Theurillat (CS-POP), Charles Juillard (PDC), Bastien Eschmann (PDC), Olga Baranova (directrice de la campagne nationale) et Elisabeth Baume-Schneider (PS). (Photo : Andrea Babey). De gauche à droite : Ludovic Morel (PCSI), Céline Robert-Charrue Linder (Les Verts), Didier Receveur (Vert'libéraux Jura), Christophe Chaignat (Juragai), Guite Theurillat (CS-POP), Charles Juillard (PDC), Bastien Eschmann (PDC), Olga Baranova (directrice de la campagne nationale) et Elisabeth Baume-Schneider (PS). (Photo : Andrea Babey).

Une large coalition défend le mariage pour tous dans le Jura. Un comité interpartis a présenté jeudi ses arguments en faveur de l’objet soumis en votation le 26 septembre, lors d’une conférence de presse. La formation regroupe des représentants de tous les partis jurassiens (PS, PDC, CS-POP, Verts, Vert'libéraux Jura, PCSI) à l’exception de l’UDC et du PLR. Les deux conseillers aux Etats jurassiens, Elisabeth Baume-Schneider et Charles Juillard, ont insisté sur le fait qu’il s’agissait de corriger une inégalité. « Nous parlons de droit civil. La morale et les convictions n’ont rien à faire ici », a déclaré l’élu PDC. Sa collègue socialiste a estimé qu’il était temps que les bases légales soient davantage en écho avec la société.


La PMA au cœur des débats

Les différents intervenants ont regretté que les débats tournent autant autour de la procréation médicalement assistée. En effet, le texte autorise le don du sperme. Charles Juillard a indiqué qu’il s’agissait de mettre sur le même pied les couples hétérosexuels et les couples lesbiens en la matière, mais aussi d’éviter que des femmes doivent se rendre à l’étranger pour recourir à un don de sperme. Le conseiller aux Etats a rappelé que le projet donnait la possibilité à l’enfant de connaître son père dès 18 ans, ce qui n’est pas toujours le cas dans les autres pays.


Une mobilisation saluée

La directrice de la campagne nationale « Oui, je le veux », Olga Baranova, était présente à Delémont pour l’occasion. Elle a salué la mobilisation des partis jurassiens. « C’est aussi une question de visibilité et d’acceptation des personnes LGBT. Nous savons qu’elles souffrent davantage de discriminations que dans les grands centres urbains », a-t-elle déclaré.

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La population suisse aura le dernier mot dans les urnes le 26 septembre. /alr


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