British American Tobacco dans le viseur de deux ONG. Le cigarettier, présent à Boncourt, est soupçonné d'avoir réalisé des centaines de « paiements douteux ». L'ONG anti-tabac STOP accuse la société britannique d’avoir distribué plus de 600'000 dollars sous forme d'argent, de voitures ou encore de dons de campagne à des dizaines de responsables politiques, législateurs, fonctionnaires, journalistes et employés d'entreprises concurrentes entre 2008 et 2013.
Selon l'ONG, le groupe BAT s'est comporté « comme s'il était au-dessus de la loi », appuyant notamment ses dires sur des témoignages de lanceurs d'alertes, des fuites de documents et des dossiers de justice, qui tendent à prouver que les pratiques potentielles de corruption de British American Tobacco étaient routinières.
Dans une seconde enquête, mené par la BBC et un consortium de journalistes, le groupe est accusé d’avoir négocié jusqu’à 500'000 dollars en pots-de-vin au parti au pouvoir au Zimbabwe sous la présidence de l'ancien président Robert Mugabe en 2013.
Rejet catégorique
Dans un communiqué, le cigarettier, qui opère dans plus de 170 pays, a rejeté « catégoriquement » ce qu'il a qualifié d'une « description erronée » de ses activités. « Les accusations de cette nature ne sont pas nouvelles et ont été largement couvertes par divers médias d'information depuis plusieurs années », a-t-il déclaré, ajoutant qu'une enquête menée en janvier 2021 par les autorités britanniques anti-fraude l'avait innocenté de tout acte répréhensible. /ATS-ncp









