Le début d’une nouvelle ère pour l’agriculture à Bonfol. Alors que le territoire communal était fortement morcelé, le remaniement parcellaire commencé en 2016 change la donne. Le nombre de parcelles passe de 1820 à 201. Les exploitants agricoles prendront possession de leurs terres ce vendredi. « C’est une page blanche », selon John Moser. Le vice-président du Syndicat d’améliorations foncières indique que le cadastre ancien est effacé au profit d’une nouvelle carte établie par la commission d’estimation et le bureau technique. Les agriculteurs disposeront d’un outil de travail rationalisé grâce au regroupement des terres, à la réduction des déplacements et à l’aménagement d’un réseau de desserte. Ces améliorations sont nécessaires aux exigences d’une agriculture moderne, selon les responsables.
Un processus participatif à Bonfol
Une plus-value pour la nature
Alors qu’un remaniement parcellaire peut être perçu comme un risque pour la biodiversité, à Bonfol, des efforts ont été entrepris pour parvenir à un consensus. Une étude a été menée pour réduire l’impact écologique. Dès le départ, les associations de protection de la nature et du paysage ont été sollicitées. Il en résulte la création de nouveaux biotopes pour favoriser les espèces prioritaires présentes dans la zone, à savoir la chouette chevêche, la rainette verte, le lièvre brun, l’alouette des champs et le grand capricorne. Ainsi des haies, des arbres isolés, des vergers ou encore des jachères florales prendront place sur le territoire communal. Ce remaniement parcellaire a aussi été l'occasion de mener à bien un autre dossier, celui de la revitalisation de la Vendline qui va de pair avec la protection contre les crues. Enfin le Syndicat d’amélioration foncière a pris en compte l’érosion des sols favorisée par les grandes parcelles. Des mesures ont ainsi été prises pour éviter que l’eau de pluie ne ravine les sols. C’est la première fois dans le Jura que cette problématique a fait l’objet d’une réelle attention. /ncp











