Les montres de luxe résistent aux vagues

La pandémie ne vient pas à bout des montres de luxes. Elles séduisent toujours, et de plus ...
Les montres de luxe résistent aux vagues

La pandémie ne vient pas à bout des montres de luxe. Elles séduisent toujours, surtout celles d'occasion. Le constat est bien moins réjouissant pour les montres à petit prix

L'horlogerie haut de gamme suisse se porte bien malgré la crise. (Photo : KEYSTONE / Anthony Anex). L'horlogerie haut de gamme suisse se porte bien malgré la crise. (Photo : KEYSTONE / Anthony Anex).

Les montres de luxe ne connaissent pas la crise. Depuis le début de la pandémie, le marché des modèles à plus de 3000 francs se porte bien. Ces derniers mois ont été marqués par l’essor des ventes en ligne, selon une étude du cabinet de consulting Deloitte sur l’industrie horlogère suisse. Comme d’autres milieux auparavant, le monde horloger s’adapte à la demande en ligne. Même les modèles les plus chers s’y vendent, neufs comme d’occasion.

La crise du covid a d’ailleurs dopé les exportations vers la Chine. Ces ventes servent à compenser les achats que les touristes chinois ne peuvent plus faire durant leurs voyages en Suisse ou ailleurs, mais pas seulement. La Chine a récemment introduit une mesure fiscale qui motive les habitants à acheter directement les biens dans le pays, nous explique le directeur de Deloitte, Jules Boudrand :

« C'est toute cette consommation mondiale qui est rapatriée sur le continent chinois »

Pour répondre à cette nouvelle demande, plusieurs marques horlogères intensifient leur présence directement sur le terrain chinois.

Avec le marché d’occasion qui prend de l’ampleur, les montres de luxe peuvent intéresser un public plus large qu’auparavant. Deux-tiers des entreprises estiment que ce marché a un impact positif sur leurs affaires. Si à première vue on ne voit pas quels sont les bénéfices pour les marques  haut de gamme d’avoir un marché de seconde-main, ils existent bel et bien. Pour Jules Boudrand, ce marché permet de voir comment la valeur des montres est perçue, ce qui impacte aussi les ventes de modèles neufs. Les marques qui se vendent bien d’occasion se vendent aussi bien neuves et vice-versa.

« Il y a quelques années, les gens voyaient ça encore comme une menace et ce n'est plus du tout le cas maintenant »

Qu’en est-il des montres d’entrée de gamme ? Leur situation n’est pas aussi brillante, loin de là. Depuis quelques années, les ventes chutent et ne remontent pas. Pour Jules Boudrand, pas de doute : l’avenir de l’horlogerie suisse est dans les gammes de luxe.

« Un des défis pour l'avenir sera de revigorer le milieu de gamme mécanique »

Avec la crise, le marché horloger s’est adapté à la vente en ligne, qui est devenue une part importante pour la branche. Le secteur reste tout de même convaincu que les services en magasin continueront d'être un atout qui ne sera pas totalement remplacé par la vente virtuelle. /vcu


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